Par Zewebanim,
mercredi 31 mars 2010 à 10:59 ::Ça s’écoute
Si vous n'avez pas pu écouter en direct l'émission de mars vous pouvez vous rattraper en l'écoutant sur Zewebanim. Au programme un débat sur la pétition pour un César du long métrage d'animation et plus largement la place de l'anim dans la production, distribution ... aujourd'hui. Avec de nombreux invités.
La première partie sur la pétition et sur les récompenses dans l'animation à écouter ci-dessous ou à télécharger:
Et la deuxième partie sur la place de l'anim aujourd'hui. A écouter ci-dessous ou à télécharger.
C'est le 4 mai que sort en DVD le film de Nina Paley "Sita chante le blues" avec en bonus interview de la réalisatrice et plusieurs courts métrages. Et le 29 mars est sorti un DVD regroupant 6 courts métrages de Florence Miailhe chez Doriane.
Par Zewebanim,
lundi 29 mars 2010 à 17:47 ::Ça se montre
Comme d'hab je n'ai pas laissé à Florentine le temps de faire son agenda lors de Bulles de rêve donc je le publie sur Zewebanim ... désolé Florentine ... la prochaine fois ... promis ... oui promis.
AGENDA AVRIL ANIMATION
MARDI 30 MARS (20h) - Forum des Images Salle 500
Rendez-vous Cinéma en cour(t)s, organisé par l'Agence du court-métrage. Séance intitulée De l'autre côté avec un mélange de court-métrages d'animation, de fiction, expérimental ou encore de documentaire. Plus d'infos
City Paradise de Gaëlle Denis
DIMANCHE 4 AVRIL (10H30) - Cinéma Le Nouveau Latina
« Ciné Ptit Déj » avec des films inédits de Emanuele Luzzati. Un programme autour de la musique de Rossini. Ouverture de la caisse et service du petit déjeuner à partir de 10h. Plus d'infos
DU JEUDI 8 AU SAMEDI 17 Avril - FESTIVAL NEMO
12e édition du Festival des Arts Numériques, réalisé par Arcadi en co-diffusion avec le CENTQUATRE et Le Cube. Performances, rencontres et projections mêlant animation et nouvelles technologies, à ne pas manquer. Plus d'infos
MARDI 13 AVRIL (19h/21h) - Forum des Images
Carte blanche au réalisateur Jacques DROUIN. L'occasion de découvrir les influences et l'œuvre de ce cinéaste qui découvrit en 1967 l’écran d’épingles d’Alexeïeff-Parker, un appareil permettant de réaliser des films semblables à des gravures en mouvement. En deuxième partie de soirée sera projeté le documentaire Jacques Drouin en relief, dont ce sera la première parisienne.
MERCREDI 14 Avril (19H30) - Forum des Images
Atelier de maître - Démonstration de la technique de l’écran d’épingles par Jacques Drouin. On compte sur les doigts de la main le nombre d’écrans d’épingles en existence et deux d’entre eux sont sortis pour l’occasion : le dernier écran d’épingles construit par Alexeïeff et Parker, conservé par l’association Cinédoc Paris Films Coop, et un petit écran en cure-dents conservé par les Archives françaises du film.
+ Les RDV Mensuels que l'on a déjà évoqué dans le précédent agenda
- L'apéro animé les 1er Mardis du mois - bar la Mer à Boire
- Bring Your Own Animation les 2e Jeudis du mois - bar Le Plastic
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SORTIES CINEMA
31 Mars Dragons
21 Avtil Battle for Terra
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SORTIES DVDS
1 Avril Panique au village
9 Avril Astro Boy
20 Avril Kerity la maison des contes
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A LA TELEVISION
Cycle MIYAZAKI sur ARTE
Le voyage de Chihiro - lundi 5 avril à 20.35
Mon voisin Totoro - jeudi 8 avril à 20.35
Ghibli et le mystère Miyazaki (documentaire) - jeudi 8 avril à 22.00 dans la case Pop culture
Le château ambulant - lundi 12 avril à 20.35
Nausicaä de la vallée du vent - jeudi 15 avril à 20.35
Princesse Mononoke - lundi 19 avril à 20.35
Le château dans le ciel - jeudi 22 avril à 20.35
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La prochaine animathèque de l'AFCA se tiendra LE JEUDI 29 Avril, mais avant ça nous aurons notre prochaine émission, LE SAMEDI 24 AVRIL, toujours de 17h à 19h.
N'hésitez pas à nous écrire à l'adresse emissionbdr@gmail.com
Par Zewebanim,
samedi 27 mars 2010 à 15:43 ::Ça s’écoute
Un Bulles de Rêve un peu particulier aujourd'hui puisqu'il va s'agir d'un débat, suite à la Pétition lancé pour le César de l'animation, autour de la place du cinéma d'animation aujourd'hui. Aussi bien par rapport au cinéma de prises de vues réelles, mais aussi au niveau de sa diffusion, de sa production et plein d'autre choses encore. A débat exceptionnel, on pourra faire plusieurs jours sur le sujet, on a voulu laissé la parole au plus de monde possible. Donc un grand nombre d'invités devraient être présent cet après midi à Radio Libertaire: Pascale Faure (Canal Plus), Guillaume Callop (Chalet Pointu), Franck Dion et Gilles Cuvelier (Réalisateurs), Bernard Genin et Francis Gravelle (Journalistes) ... et de nombreux nombreux autres ... C'est toujours à écouter en FM sur 89.4, sur Internet ici ou en différé sur Zewebanim.
"LA DATE LIMITE d'envoi des dossiers a été ramenée au 2 AVRIL !!! (et non plus 30 avril comme précédemment indiqué). L'oral pour les candidats admissibles devrait être du 17 au 20 mai."
Merci de transmettre l'info si vous connaissez des gens qui veulent envoyer leur dossier.
Par Zewebanim,
mercredi 17 mars 2010 à 00:00 ::Ça se montre
Donc la Fête de l'animation de Lille commence cette semaine et propose un beau programme, si si et d'ailleurs voilà ce que j'ai retenu.
Tout d'abord la soirée d'ouverture le Jeudi 18 mars avec l'avant-première d'un long métrage qui promet d'être surprenant: Metropia de Tarik Saleh. C'est à l' Auditorium du Palais des Beaux-Arts à 22h.
Le lendemain premier jour officiel comme d'habitude les nombreuses activités ayant rapport au Japon. Mais aussi une journée professionnelle.
Et surtout le soir à partir de 20h de nombreuses projections.
A 20h30 toujours à l'auditorium un Best of des courts de 2009 où vous pourrez notamment voir Le Silence sous l'écorce de Joanna Lurie et Ru de Florentine Grelier.Avec dans la salle certains producteurs des films.
http://www.youtube.com/watch?v=o8QymPRK-ws
Si vous les avez déjà vu je vous conseille la séance à 22h à l'Hybride de Animate Projects avec plein de films anglais très intéressants comme The Black Dog's Progress de Stephen Irwin ou Rabbit de Run Wrake.
A noter de 00h00 à 4h00 une soirée Electro avec le label Warp.
Le lendemain à l'Auditorium à 11h ce sont Les Fous d'Anim qui projettent plusieurs Défis des Fous, le site aura aussi un stand pendant toute la durée de la Fête.
Puis à 15h toujours à l'Auditorium une conférence de Didier Brunner producteur de Kirikou, des Triplettes de Belleville et de l'Inventaire fantôme entre autre. Les deux derniers films, ainsi que Brendan et la Vieille dame et les pigeons seront présentés à l'auditorium à 20h30 le samedi et le dimanche.
Plein de choses en fin d'après midi et en soirée du samedi je retiendrais pour ma part la séance avec les courts indépendants japonais au cinéma L'Univers à 22h avec plein d'excellents films: The Old Crocodile de Koji Yamamura ou Mr. Ando of the Woods de Takashi Taniguchi.
Le Dimanche là encore plein de choses avec notamment une conférence de Mike Reiss à 15h, l'invité d'honneur qui parlera des Simpsons et surement de Queer Duck qui passera le soir même à 20h à la Gare Saint Sauveur.
A noter aussi à une séance sur grand écran du dernier Mamoru Oshii The Sky Crawlers et de 3 séances consacrées à des studios anglais. Et aussi de nombreux ateliers de fabrication de films d'animation.
Comme vous le savez peut-être je suis prof de cinémato au DMA Cinéma d'Animation de Roubaix depuis quelques années maintenant et j'ai eu le bonheur de croiser de nombreux talents parmi mes élèves. Je ne l'ai pas fait pour les années précédentes et j'ai eu tort donc ci-dessous vous trouverez les Blogs des étudiants de deuxième année. Il en manque juste une qui à priori n'a pas de Blog et certains d'entre eux ne sont pas mis à jour régulièrement mais j'espère que vous aurez plaisir à découvrir tous ces univers très différents. Certains vont travailler directement après le DMA, d'autres prolongeront leurs études dans des écoles d'anim. Comme pour les autres années j'éspère pouvoir en suivre quelques uns dont je ne manquerais pas de parler sur Zewebanim.
Je cherche un peu plus de travail dans l’animation donc petite page de pub (et pardonnez moi, pour ceux qui lisent régulièrement Zewebanim, je vais la publier à intervalles régulier, car j'ai vraiment envie de m'investir encore plus dans mes activités pour le cinéma d'animation).
« Cela fait plusieurs années que je vous propose sur Zewebanim (que ce soit dans l’ancienne formule, ou aujourd’hui dans sa version blog) ma vision du cinéma d’animation, et même dès fois un peu plus. Cette subjectivité est assumée, il ne s'agit pas dans mes articles de rendre compte de tout ce qu’il se fait dans l’animation mais bien de ce qui me plait. Au fil des ans, les travaux que j'ai effectué au sein du monde de l'animation ont été divers et variés, mais toujours dans une volonté de défendre cette technique, qui n'est pas un genre et qui doit être considéré comme du cinéma avant tout.
Depuis quelques années je propose donc des conférences sur le sujet et j'enseigne le cinéma d'animation dans le cadre de formations spécialisées. Je travaille sur l’histoire du cinéma (que ce soit prises de vues réelles ou en animation) ainsi que sur la cinématographie (apprentissage du langage cinématographiques mais aussi de la réalisation). Ce travail de passeur, que j’ai commencé en étant journaliste dans différents médias, me passionne et j’aimerais aujourd’hui développer cela, et m’investir encore plus dans la compréhension du cinéma d’animation par un plus large public. D’où ce post.
Ma connaissance du cinéma d’animation me permet aussi de pouvoir donner des conseils de programmation pour un festival, ou même de proposer des programmes selon des thématiques.
Bien sur ayant travaillé sur différents supports médiatiques (Télé, Radio, Journaux, Internet …) il m’est possible de m’adapter afin de proposer des sujets sur le cinéma d’animation."
Par Zewebanim,
samedi 13 mars 2010 à 12:07 ::Ça se montre
Je vous en reparle plus en détail d'ici demain ou lundi mais la Fête de l'anim à Lille c'est la semaine prochaine.
Entre autre vous pourrez voir, écouter ...
INVITE D'HONNEUR : MIKE REISS, scénariste et producteur de la série et du film Les Simpson :
Projection en sa présence, Nuit Simpson, conférence, expositions, dédicaces avec les voix officielles de la série.
SOIREE D'OUVERTURE : METROPIA (film suédois de Tarik Saleh), INEDIT EN SALLE
ZOOM SUR LE STUDIO AARDMAN :
Projections d'une sélection de courts et longs métrages (Wallace et Gromit, Chicken Run, Souris City)
En présence de Peter Peake, directeur du département "Animation" chez Aardman.
C'EST ANIME PRES DE CHEZ VOUS:
Invitation à trois studios d'animation français : Les Films de l'arlequin, Normaal Animation, Les Armateurs.
Projection en présence d'invités. Séries, longs et courts métrages.
Conférence de Didier Brunner, producteur et fondateur des Armateurs (Kirikou, Brendan et le secret de Kells, Triplettes de Belleville, ...)
THEMA ROYAUME-UNI:
Invitation à sept studios britanniques d'animation, parmi les plus prestigieux : Studio Aka, Barry Purves, Arthur Cox, Picasso Pictures, Trunck Animation, Animate Projects, BBC
Projection de courts métrages en présence des réalisateurs ou producteurs.
JAPANIMATION : trois long métrages inédits sur grand écran, Chocolate Underground, The Sky Crawlers, Mai Mai Miracle (Kazé). Un programme de courts métrages japonais indépendants. Et deux cartes blanches séries (Dybex et Kana)
CONVENTION : Expo "Nouvelles histoires animées" / Univers Asie / Univers Jeu Vidéo / Univers Animation / Village des enfants
Avec notamment en exclusivité, la présentation de la nouvelle série du studio Ankama : Debil Starz. Et une première occasion de tester le tout nouveau jeu vidéo LEELH (3Dduo), premier WMORPG.
Par Zewebanim,
samedi 13 mars 2010 à 11:48 ::Ça se montre
Autre news reçue par mail
"Croq'Anime prépare son 3ème festival de films d'animation qui se tiendra sur 3 jours le vendredi 17, samedi 18 et dimanche 19 septembre 2010.
Vous êtes autodidactes, étudiants, freelance, pros ou amateurs et vous avez créé une animation en 2D et/ou en 3D, n'hésitez pas et contactez-nous soit par téléphone au 01 43 15 02 24 ou soit par mail au croqanime@orange.fr puis demander Sylvie ou Delphine
Par Zewebanim,
samedi 13 mars 2010 à 11:44 ::Ça se lit
News reçu récemment pour ceux d'entre vous qui aiment autant les jeux vidéos que le cinéma.
"Cinéma et jeu vidéo, une histoire économique et culturelle.
Ce livre a pour ambition de raconter l’histoire des échanges économiques et culturels entre deux secteurs majeurs des industries du divertissement et de s’intéresser à quelques moments marquants de cette relation industrielle. L’analyse des faits historiques et l’étude de certains objets importants produits à l’intersection des deux domaines permettent de comprendre comment ces deux domaines du divertissement de masse ont profondément modifié le fonctionnement des industries du loisir en réorganisant les processus de production des fictions contemporaines.
Présentation de l'ouvrage (4e de couverture)
À l’automne 1976, Warner Communications Inc., le conglomérat géant des médias et des industries du divertissement, rachète Atari, une petite entreprise spécialisée dans une nouvelle forme de loisir, le jeu vidéo. En quelques années, Atari représente 30 % du chiffre d’affaires global de Warner Communications…
Emblématique des relations entre Hollywood et les jeux vidéo, cet événement industriel n’est pourtant qu’une des très nombreuses manifestations de l’intérêt réciproque que se portent ces deux domaines majeurs du divertissement de masse. Adaptation, inspiration, pastiche, plagiat, critique… Les échanges entre cinéma et jeu vidéo ont pris des formes variées et parfois étonnantes.
Des années 1970 à aujourd’hui, Des pixels à Hollywood retrace l’histoire commune du cinéma et des jeux vidéo, à la fois concurrents et partenaires dans leur conquête du public. Une histoire économique et culturelle qui montre comment ces domaines du spectacle et de l’imaginaire ont profondément modifié le fonctionnement des industries du loisir et les processus de production des fictions contemporaines.
Des pixels à Hollywood. Cinéma et jeux vidéo, une histoire économique et culturelle, éd. Pix'n Love, 2010.
Par Zewebanim,
samedi 6 mars 2010 à 19:44 ::Ça se montre
Premier Jour (j'écris le soir de chaque jour).
Comme les deux premiers FICAM, que j’ai eu le plaisir de faire, l’équipe est très chaleureuse, le soleil est pour l’instant au rendez-vous … Une belle rencontre avec les gens du Lab 212 j’ai peu discuté avec eux mais j’ai senti un vrai plaisir pour eux d’être là. Aussi une belle discussion avec Benoit Chieux qui fini sur la difficulté de créer des films d’animations plus audacieux au niveau de la forme (en longs métrages) et de notre admiration devant justement la liberté de ton (graphique et scénaristique) de films comme Mindgame et CatSoup.
J’avoue avoir un peu d’appréhension quant au mélange de mes deux boulots. D’un coté les rencontres (Un thé à la menthe avec … et les coulisses de la création) et de l’autre le Jury.
Pour le premier comment rester impartial, comment ne pas trop montrer son goût personnel sans pour autant tomber dans la complaisance. Exercice compliqué car je pense que c’est dans cette équilibre et seulement dans cette équilibre que des choses intéressantes peuvent en sortir … On verra avec le premier exercice la rencontre avec le réalisateur du Chat Botté Pascal Herold. Je vois le film demain matin à 9h00. J’avoue partir avec un petit sentiment de défiance envers le film pour l’instant à cause du graphisme choisi même si d’un autre coté il y a Yolande Moreau. On verra. Surtout que la nuit de sommeil sera courte il est plus d’1h30.
Pour le second comment s’entendre avec un jury qui me parait assez loin de mes idées, sûrement une fausse idée de ma part. Ne serais-je pas sur de mes choix de mes goûts ou alors la peur l’angoisse de vouloir trop m’attacher à mes goûts et d’avoir du mal à discuter, à comprendre les avis des autres … et si ils étaient tous d’accord pour un film que je n’aime pas du tout. Des questions qui peuvent paraître un peu superflus … après tout pourquoi ne pas juste voir les choses comme elles viendront ? Je crois que tout simplement j’ai tenté à mon modeste niveau de me battre un peu pour le cinéma que j’aime et qu’il m’est difficile d’imaginer que je puisse laisser passer un film que je n’aime pas … Bon pas mal de questions qui j’espère vont petit à petit se dissiper ou au contraire augmenter …
Deuxième jour (et premier jour du festival) :
Après donc une petite nuit et un très bon petit déjeuner direction la belle salle de la délégation pour voir la Véritable histoire du chat botté de Pascal Herold, Jérome Deschamps et Macha Makaïeff. Très circonspect envers le film avant de l’avoir vu je l’avoue (visionnage pour l’instant uniquement de la bande annonce) j’y vais en espérant quand même aimer le film car le lendemain j’ai un premier « Carrefour de la création » avec Pascal Herold. Après quelques minutes de film je me rends à l’évidence ma première impression était la bonne … enfin pas vraiment car je faisais plutôt confiance Deschamps et Makaïeff au point de vue scénar et dialogue et moins à l’anim … et rapidement je me rends compte finalement que ce n’est pas l’animation ni le graphisme qui me gêne les deux étant finalement plutôt correct mais plutôt certains choix. La décision du choix du ton de la voix du chat (qui est surjouée pas Deschamps lui-même) et le coté caricaturaux de nombreux autres personnages, une mise en scène assez terne et surtout un scénario qui ne se développe vraiment jamais. Heureusement j’ai l’impression que les intentions des auteurs sont bonnes dans le sens où je n’ai pas trop eu l’impression de gens faisant un film d’anim juste parce que c’est un peu à la mode mais plutôt des gens qui n’avaient pas les connaissances ou l’expérience nécessaires. Bon je vais essayer de faire le mieux possible pour la rencontre en essayant de comprendre ce qui pour moi ne fonctionne pas tellement dans le film.
En milieu d’après midi c’est au tour de Brendan. Malheureusement le manque de sommeil, un cocktail (avec Mr l’Ambassadeur :) et un bon repas font que je m’assoupis pendant quelques longues minutes du début du film. Evidemment lorsque je me sors de cette torpeur si je comprends l’histoire général du film il me manque peut-être certains éléments qui font je n’accroche pas complètement à cette histoire. Par contre comme tous les nombreux échos que j’avais entendus ou lus le graphisme est absolument incroyable pour un long métrage. C’est une véritable prouesse dans ce genre de long métrage (hors Japon) d’avoir réussi un film assez fort graphiquement (de temps à autres je trouve que le film flirte un peu trop avec le graphisme de Samurai Jack, reprenant aussi les Split Screen qui apparaissaient dans la série). Un film qu’il faudra que je revois pour m’en faire une véritable opinion.
Deuxième cocktail de la journée pour l’ouverture officielle … cette fois ci c’est Aïcha le principal sponsor qui propose des pâtisseries et jus de fruits.
Après un rapide retour à l’hôtel j’arrive pour l’ouverture dans la salle de l’institut … c’est la présentation du Concours Aïcha du scénario, on voit aussi le film primé l’année dernière. Le film, visiblement non fini et un peu trop long, montre que le cinéma d’animation marocain avance très bien. Le FICAM l’aide beaucoup dans cette progression en confrontant les jeunes créateurs marocains avec les professionnels étrangers.
Petite déception sûrement liée à mon ego je comprends que je suis arrivé trop tard pour la présentation du Jury (qui de toute façon n’a pas vraiment été présenté) … bon j’ai mis une cravate pour rien …
Un peu déçu aussi car malgré de la musique pas de danse après le repas. Le boulot fait par Beyoud et Amal est énorme c’est donc toujours difficile de critiquer. Mais c’est vrai qu’il manque une soirée d’ouverture un peu plus festive. Et puis peut-être une présentation des invités car pour l’instant les francophones sont un peu d’un coté, les anglophones de l’autre, les marocains étant plus souvent avec les francophones (sauf pour les gens de l’organisation).
Mais l’inquiétude demeure donc sur le déroulement du jury … Bon je me couche quand même à presque 3h00 … car demain le boulot commence vraiment première rencontre avec auteur et première séance de compétition.
Troisième jour:
En fait je me suis trompé la compétition commence dimanche. Donc aujourd’hui première rencontre des coulisses de la création avec Pascal Herold donc. La rencontres s’est plutôt bien passé beaucoup de personnes m’ont dit avoir apprécié dont ça fait très plaisir (Olivier Catherin, Claire Trollé…) et puis Blandine, stagiaire à l’Institut, qui malgré le fait qu’elle ne s’intéresse pas plus que ça à l’anim à la base a trouvé la rencontre très intéressante. Tous ces compliments me font plaisir et me rassurent un peu pour la suite même si les prochaines rencontres ne vont pas être forcément facile ne connaissant pas forcément bien le travail de certains artistes ou problématiques … demain le réalisateur et le producteur de Brendan.
J’ai assisté au début de la projection de Wallace et Gromit sur la place à l’entrée de la Médina. Assez impressionnant et surtout représentant bien l’importance du FICAM, à savoir montrer des œuvres en tentant d’inclure le plus de monde possible.
Et puis il y a eu la projection des films de Barry Purves pour laquelle j’ai servi de traducteur simultané. Expérience intéressante qui m’a finalement bien plu après un petit moment d’appréhension au début.
Encore une petite nuit en perspective demain matin il y a une projection sur la Création marocaine.
Quatrième jour :
Aujourd’hui séance Création marocaine. J’avoue avoir été un peu déçu. Non pas par les films car aussi bien ceux de l’atelier que celui encadré par Gabriel (Jacquel) sont vraiment très bien. L’échange entre école française et marocaine est vraiment un projet très intéressant. Non si j’ai été déçu c’est pour une raison très personnelle c’est que la séance était plutôt destinée aux enfants et aux étudiants ayant participé aux films, ainsi qu’à leurs parents pour les enfants. J’aurais bien aimé avoir un peu de suivi sur ce qui se faisait au Maroc. Mais c’est une très belle expérience et il faut que l’expérience se continue pour les films faits dans les écoles. Quant au film fait avec les étudiants j’espère qu’il pourra être montré dans des festivals.
A 15h j’ai accompagné le réal et le producteur de Brendan pour une projection au Fondouk. Un moment qui reste aussi touchant que les premières fois où j’y suis allé. Tomm Moore notamment avait l’air très impressionné.
Puis il y a eu la rencontre justement autour de Brendan. Pas facile. J’ai fait la traduction en simultané (aidé par quelqu’un) et j’ai posé les questions. Ce n’est pas facile il faut bien garder sa concentration. Je n’ai pas pu poser toutes les questions la salle s’étant vidée de presque la moitié au bout d’1h30 le mieux était d’arrêter pour le réal et le producteur…
Et ce soir j’ai de nouveau fait de la traduction pour une séance Jimmy Murakami et Erica Russell. Au-delà de l’exercice qui n’a pas été évident, en effet les deux réals et notamment Mr Murakami avait tendance à faire de très longue phrase, ce fut un immense plaisir de découvrir les films de Jimmy Murakami et de voir les films d’Erica Russell sur grand écran. La discussion après a été très intéressante. Je me couche il est tard.
Cinquième journée :
La journée débute avec une séance à 10h avec un programme sur les écoles britanniques, j’arrive en retard mais je vois la fin d’un film qui s’appelle The Wooden leg qui me parait très intéressant. Puis dans l’après midi deux rencontres à la suite. Tout d’abord dans le cadre des Coulisses de la création une rencontre avec Shannon O’Neil de Mackinnon and Saunders et Barry Purves, j’ai trouvé ça passionnant. Et puis les marionnettes créées pour différentes productions qu’elle nous a montré était incroyable un vrai témoignage de la magie du cinéma d’animation. Puis j’ai enchaine avec la première rencontre Un thé à la menthe avec … premier invité Benoit Chieux directeur artistique à Folimage notamment sur Mia et le Migou là aussi une très belle rencontre, d’une extrême gentillesse et surtout une véritable passion pour l’animation qui se ressent.
Petite pause avant d’enchaîner sur la première séance de compétition. 8 films au programme. Je me rends à quel point il est compliqué de tenter de garder son regard de spectateur avant celui de juge. Est-ce que ce film mérite un prix, Est-il meilleur que le précédent, Comment peut-on juger des films d’études, de pro, d’atelier de la même façon, toutes ces questions se bousculent dans ma tête quand je regarde les films. Et je me rends compte finalement que c'est peut-être une manière de mieux comprendre comment je peux faire ma propre sélection, les films pendant lesquels je me pose aucune question et je reprends mon rôle de spectateur admiratif, ou en pleine réflexion sur ce que m'apporte vraiment le film.
Deux films sortent pour l’instant du lot Malban d’Elodie Bouedec, qui souffre d’une durée trop courte. Le film a une ambiance très particulière (comme si Rohmer ou le Alain Resnais des années 60 avaient fait de l’anim). Un homme arrive dans une famille pour faire des recherches sur une île découverte par le père de famille qui est mort. On rentre dans les souvenirs de la fille, les images mêlant la jeune femme et la petite fille qu’elle a été.
Le film est loin d’être parfait mais il met en place une véritable atmosphère.
Le second réussit ce que sait très bien faire l’animation à savoir prendre des sujets sérieux en les traitant de manière un peu humoristique et donc poétique. Dans Mon petit frère de la lune il s’agit visiblement de l’autisme. Une sœur (en voix off c’est une petite fille qui fait la voix) raconte son frère autiste, celui-ci est montré dans une bulle blanche séparée des autres. Un très joli film.
Mais il faut noter quand même que dans cette première séance tous les films étaient intéressants.
Sixième journée :
On a décidé de se voir chaque matin afin de parler de la séance de la veille pour faire un premier tri. Je me rends compte que c’est ce qui risque d’être le plus intéressants, les autres membres sont passionnants et parlent très bien des films. Après le premier rendez-vous de ce matin plusieurs choses se détachent selon les jurés. Jimmy Murakami insiste plus sur la narration (il a même « refait » un des films…), Hicham a un point de vue qui reprend aussi pas mal l’histoire mais avec un point de vue plus idéologique, Xavier le président est moins évident à définir pour l’instant, quant à Jayne elle a l’air de plutôt s’intéresser à l’adéquation histoire/technique. Ces remarques sont très réductrices chacun ayant une vision plus complexe.
Pour l’instant deux films sont à priori toujours en course pour les prix ce sont mes deux préférés d’hier : Malban et Mon petit frère la lune. A noter que Mae dos netos un film sur le sida en pate à modeler est en réserve peut-être pour le prix du meilleur film africain qui est l’un des 4 prix que nous devront remettre (Grand prix, Mention Spéciale, Meilleur film africain, Meilleur film francophone).
A part ça aujourd’hui il y a eu la rencontre autour du jeu vidéo. Pas évident de faire ça dans le cadre d’un festival d’animation. Chaque corps de métier à en fait un langage propre, et aussi une maturité différente, pas facile de parler de l’un (ici le jeu vidéo) dans un festival consacré à autre chose (ici l’animation) même si bien sur l’animation joue un rôle important dans la création d’un jeu vidéo. Mais la rencontre a été passionnante un peu brouillon sûrement mais il me semble intéressante.
Puis après une séance le premier film africain en images de synthèse The Lion of Juda …
Dans la deuxième séance de compétition pleins de bonnes choses mais comme hier je vais en retenir que quelques uns. Je mettrais tout d’abord Le Thé de l’oubli de Sandra Desmazières un film que j’avais déjà vu et qui est très impressionnant visuellement … et qui pourtant malgré mon envie de l’aimer n’arrive pas vraiment à me convaincre … bizarre …
J’aime bien aussi El Empleo efficace aussi bien dans sa narration que dans sa réal et tout ça sur une idée simple mais excellente.
Warda un film d’atelier encadré par Louise-Marie Colon avec des enfants palestiniens. Un très joli film. Il y avait aussi le film de Cé en compet Portraits …
En fait ce soir à part un film que j’aime moins la séance était vraiment très bien avec notamment le dernier Georges Schwizgebel ou un film espagnol en sable animé.
Peut-être mon film préféré de la soirée c’est un film de fins d’études de la School Visual of Arts : Broken Raibow. Un film complètement barge au tout début on se dit « Qu’est-ce que c’est que ce truc » et puis finalement on se laisse prendre par l’univers. Difficile de le raconter. Bon j’aurais du mal à le faire passer auprès du reste du jury.
8eme journée :
Un peu malade est très fatigué je n’ai pas écrit hier soir.
Hier matin les discussions ont porté sur la deuxième séance en compétition. Toujours aussi passionnantes elles sont toujours en deux temps d’abord on parle chacun son tour des différents films puis dans un second temps on garde les films qui se verront peut-être attribués les prix. On peut donc éliminer un film même si on en a dit le plus grand bien pendant le premier tour car comme il y a 4 prix il va falloir que les films aient séduits le plus grand nombre d’entre nous. Par exemple il m’a été impossible, c’était évident, de garder Broken Rainbow les 4 autres jurys n’aimant pas le film. Dans le programme 2 restent donc dans la liste des possibles primés : Le Thé de l’oubli de Sandra Desmazieres, Retouches de Georges Schwizgebbel et El Empleo de Santiago ‘Bou’ Grasso. Il y a eu beaucoup de discussions autour de Retouches Jayne étant farouchement pour (jugeant que c’est le meilleur film de Schwizgebel il faut dire qu’elle l’a vu une 20taine de fois et qu’elle a interviewé le réalisateur qui lui a expliqué ses intentions, Hicham par contre lui n’aime pas, Jimmy trouvant qu’il ne se renouvelle pas suffisamment, Xavier et moi étions plutôt partagés. Je pense que Georges Schwizgebel tente justement de se renouveler et il est possible que Retouches soit un film important en cela.
A noter aussi ce jour là la rencontre Un thé à la menthe avec … Koji Yamamura. Toujours passionnant et une conférence improvisée par Ilan sur deux des pionniers de l’animation japonaise : Ofumi et Masakoa. C’est aussi ça qui est bien au FICAM c’est cette possibilité d’impro.
Aujourd’hui les discussions ont été plus rapide la séance ayant été de qualité moindre. 2 films restent en compet Note de Marko Mestrovic et Regarder Oana de Sébastien Laudenbach, sachant qu’ils ont été gardés car nous allons essayer de revisionner certains films mais si Note a peut-être une chance pour Regarder Oana les films ont été plus mitigés. Xavier et moi avons regretté que Volgens de Volgels ne passe pas ce « premier tour ».
Après un jeu avec les étudiants la rencontre avec David Sproxton s’est plutôt bien passée même si j’ai eu beaucoup d’hésitations dans ma traduction au début puis il y a eu le plaisir de revoir les films de Koji Yamamura sur grand écran.
Au niveau de la compétition ce soir je crois que je retiendrais deux films. Le premier est Refereny de Wiola Sowa et Muto de Blu (j’avoue que j’ai un peu de mal avec le film mais la prouesse technique est quand même impressionnante).
Je trouve que Caes Marinheiros de Joana Taste loupe de peu la marche du très bon film mais il ne va pas pour moi pas assez loin dans son dispositif narratif.
En fait pour ceux d’entre vous qui ont lu jusque là mon journal s’arrête là … la cause … la fatigue accumulée par des nuits courtes et pas mal de travail ainsi que le boulot du juré … alors évidemment c’est problématique car le plus intéressant, enfin ce qui devait être l’intérêt de ce journal vient après à savoir les délibérations … je vais quand même vous en parler ce ne sera pas « à vif » mais je m’en souviens suffisamment il me semble pour ne pas trop déformer la réalité.
Le jeudi 14 dernier Thé à la menthe avec Darren Walsh l’auteur d’Angry Kids et plus connu récemment pour la célèbre pub Sony avec les lapins. La rencontre se passe très bien, Darren Walsh fait très bien passé sa passion pour son métier, je sers même de cobaye afin de faire une démonstration avec le masque d’Angry Kid … Et puis le soir c’est la dernière séance de compétition avec notamment Monsieur Cok, Mon Chinois et Skhizein … A noter aussi dans cette séance Bamiyan de Patrick Pleutin, très impressionnant visuellement mais dans lequel je me perds assez rapidement.
Je sens que la discussion va être difficile le lendemain car le moment du choix du palmarès approche.
Le vendredi 15, 10eme jour à Meknès et dernier jour de festival, le matin comme d’habitude il y a une première rencontre pour départager les films. Etonnamment le reste de mes camarades préfère Mon Chinois à Portraits ratés … alors que des deux films de Cé moi ce serait plutôt l’inverse. Mais dans ce programme un seul film peut prétendre à un prix c’est Skhizein même si Jayne et moi pensons qu’il a déjà beaucoup eu de prix … mais évidemment c’est une des questions difficiles : Est-ce qu’un film parce qu’il a déjà eu beaucoup de prix doit « laisser » sa place ou bien … en fait je ne sais pas … il y a peut-être juste un moment donné où à force de voir un film il en perd un peu de sa force donc est-ce que l’on doit se souvenir de la première impression, ou la seconde qu’il nous a laissé au moment de donner des prix ou bien la sensation qu’il vous donne au bout de la enième vision … je sens que ça va d’ailleurs être un problème au moment du palmarès certains d’entre nous ayant vu des films beaucoup de fois alors que d’autres les découvraient … je me rappelle que j’appréhendais la discussion du palmarès et j’avais raison …
Pour le palmarès on a demandé à revoir certains films dans la matinée… et puis après cette séance je crois qu’on a du manger et ensuite se mettre dans une salle à l’institut où il faisait assez chaud … mais j’avoue ne pas être complètement sur du déroulement exact de ce qui a précédé notre discussion finale et je pense que cela à peu d’importance.
En fait il m’est évidemment difficile de dévoiler réellement ce qui s’est passé pendant la délibération, non par censure ou par peur, mais tout simplement parce que je n’étais pas seul et qu’il m’est évidemment impossible par respect envers mes camarades du jury de parler à leur place (même si je me rends compte en relisant mes notes que je l'ai fait quelque fois et j'espère que si l'un d'entre eux lit ce texte il ne m'en voudra pas). Je ne peux que parler de mon ressenti.
La délibération a été mené parfaitement, et je dois encore l’en féliciter et le remercier par le président Xavier Kawa-Topor. L’idée était d’abord de faire un tri parmi les derniers films qui restaient en lice pour des prix. Ensuite au niveau des prix vu la faible densité dans la sélection de films africains rapidement le film Voyage vers l’Eternel de Saber Shouli et Aziz Oumoussa se détachait. Certes le film est bancal au niveau de l’histoire et aussi au niveau technique (ça c’est moins grave) mais indéniablement il y a une volonté d’aller plus loin que les autres films de raconter une histoire et d’avoir un véritable univers.
Il restait maintenant à donner les autres prix … et là ce fut plus dur. Il n’y avait pas d’unanimité sur un ou deux films toute le monde était très partagé, et notamment avec des opinions diamétralement opposés sur certains films que les uns adoraient et que les autres ne voulaient pas voir récompensés … Une longue très longue discussion s’en est suivie, souvent passionnante car chacun défendait avec brio (je n’oserais pas dire pour moi mais je peux l’affirmer pour les 4 autres jurés) les films qu’ils aimaient … au final il faut l’avouer sans honte mais c’est comme ça que ça s’est passé c’est un peu l’outsider qui l’a emporté personne ne voulant finalement lâcher prise … j’avoue être sorti de la discussion, qui aurait pu encore continuer plus longtemps mais certains d’entre nous en avait un peu marre, très frustré et je me rappelle encore faisant le tour des jardins de l’Institut marmonnant dans une barbe inexistante que c’était bien dommage tout ça …
Alors je peux avoir l’air de cracher dans la soupe mais ce n'est ça donc il faut quand même que je m’explique un peu plus… Tout d’abord je ne trouve pas honteux notre Grand Prix, le film a ses défauts aussi bien au niveau de l’anim que du récit mais on ne peut lui reprocher d’être fort et courageux au niveau de la forme, de la réalisation et de l’histoire. Je peux comprendre qu’on aime pas ce film néanmoins il nous propose un univers personnel fort et j’avoue que c’est l’une des choses que je trouve important en Art et particulièrement en cinéma. Je suis juste un peu déçu car au final c’est un film qui nous a tous questionné, qui nous a intéressé mais ce n’était le préféré d’aucun des jurés. Les 3 autres films figurant dans le palmarès sont par contre des films que certains d'entre nous ont beaucoup aimés.
Grand Prix : Note de Marko Mestrovic
Mention Spéciale : Malban d’Elodie Bouedec
Retouches de Georges Schwizgebel
Prix de la francophonie : Skhizein de Jerémy Clapin
Prix du Meilleur Film Africain : Voyage vers l’éternel de Saber Shouli et Aziz Oumoussa
Prix du Public : This way up
Voilà en relisant mon texte j'ai l'impression comme souvent quand j'écris un texte un peu long qu'il manque des choses, mais pour la première partie du texte c'est vraiment de la manière dont je ressentais les choses et je n'ai pas voulu changer le texte. Mais je me rends compte au final que peut-être ma volonté de départ, dévoiler beaucoup de choses sur comment fonctionne un jury, n'est pas complètement au rendez-vous. Ceux d'entre vous qui ont été jusqu'au bout ne ce sentent pas trop lésés j'espère. Mais ce texte se veut aussi pourquoi pas une base de discussion si vous avez des questions ou des remarques n'hésitez surtout pas, et si débat se met en place je le publierais comme un post sur le site.
Je me suis toujours demandé ce qui se passait dans la tête d’un juré. Que ce soit en tant que membre d’un comité de sélection ou bien membre d’un jury. J’avais regretté de ne pas avoir noté mes impressions pour le Festival d’Auch pour lequel j’avais été membre du comité de sélection.
Donc l’année dernière pour le FICAM, premier festival pour lequel j’étais membre du jury j’ai décidé d’écrire un journal pour noter mes impressions. Je ne savais pas vraiment ce que j’allais en faire, le publier ou non sur Zewebanim, ou bien le garder pour moi afin de m’en servir dans les interminables et passionnantes discussions sur « Comment sont sélectionnés les films en festival ? » « Comment sont donnés les prix ? ». Une dernière possibilité était simplement pouvoir faire un petit rapport aux auteurs pour leur dire pourquoi leur film avait eu un prix ou quelle.avait été la teneur de la discussion à propos de leur film.
La difficulté de cet exercice est, qu’évidemment, il ne faut pas trahir les délibérations. S’il me semble intéressant d’en parler ce n’est pas forcément le cas des autres jurés. Dans ce cas là je me posais la question de savoir si ma démarche avait une quelconque utilité. Après tout qui a besoin, envie de savoir pourquoi je n’ai pas voulu donner de prix ou si j’aurais sélectionné tel film mais sans pouvoir le faire, si ce n’est pas recoupé avec les avis des autres jurés. Après tout dès qu’un film me plait j’ai la chance de pouvoir en parler ici-même donc pourquoi plus en parler dans le cadre d’un comité de sélection ou d’un jury. Simple démarche égocentrique de ma part ? C’est ce que j’ai pensé pendant un bout de temps et le journal que j’avais écrit pendant le festival est resté longtemps dans le dossier News du dossier Zewebanim de mon ordinateur. J’avais de temps à autre l’envie d’en faire quelque chose et donc je me replongeais dedans pour à chaque fois en sortir perplexe. Si moi j’étais content de retrouver cette expérience à travers mes écrits quel pourrait être l’intérêt pour un lecteur de mon site de le lire. Jusqu’à présent j’en avais trouvé aucun.
Et puis récemment la pression que je m’inflige à moi-même concernant ma participation au comité de sélection du festival d’Annecy m’a fait relire mon texte. Et j’ai compris pourquoi je voulais vous faire partager ce texte. Pour faire comprendre à travers le point de vue d’une personne le coté subjectif des choix qui sont faits à l’intérieur d’un jury de festival, et par extension le coté forcément hasardeux que cela peut impliquer. C’est quelque chose qui m’a toujours questionné et dès que j’ai pu j’en ai discuté avec des gens qui avaient fait parti de jury que ce soit de manière informelle pendant les festivals ou même en dehors, ou même au micro de Bulles de rêve pour lequel j’ai pu souvent poser la question à des invités de leur vision des jurys.
Pourquoi ce questionnement me direz-vous ? C’est qu’il me semble que le fonctionnement d’un jury ou d’un comité est le plus souvent opaque alors que par respect pour les créateurs qui proposent leurs œuvres ils pourraient être passionnants de proposer une rencontre entre jury et créateurs. Ainsi chacun pourrait savoir comment ce sont déroulées les choses.
Bien sur je me doute bien que cela apporterait sûrement quelques débordements, et dès fois même peut-être encore plus d’incompréhension car il n’est pas évident que des créateurs mécontents de ne pas être sélectionnés ou de ne pas avoir de prix puissent comprendre les choix exposés par les jurys. Mais il me semble que le fait d’être honnête, d’être respectueux, encore une fois, de l’artiste qui a passé plusieurs années pour faire un film mérite bien de s’exposer un peu, de faire front devant des attaques, non par défi comprenez bien mais par volonté d’être le plus sincère possible dans les choix.
Par exemple j’avais proposé à l’époque d’Auch que chacun des membres du comité de sélection (m’accompagnaient dans ce comité Isabelle Vanini du Forum des Images et Stéphane Piera producteur notamment du récent Skyzhein) puissent présenter quelques films lors du festival, expliquent leur choix, leur préférence, ce que chacun d’entre nous cherchaient dans un film. Car si certains films pouvaient faire l’unanimité d’autres étaient uniquement défendu par deux, voir un d’entre nous. Certains d’entre vous me diront qu’après tout c’est le jeu et on n’a pas forcément besoin de savoir comment se déroule les coulisses. Pour ma part grand adepte d’une démocratie complète (oui je sais ce mot adapté ici à un comité de sélection va en faire sûrement bondir plus d’un(e) d’entre vous mais je pense qu’il est approprié quand on a envie de défendre une certaine vision des choses et de la société en générale) il me semble important, primordial même de pouvoir être le plus transparent possible. Cette vision des choses, j’essaye, et surement le plus souvent de façon maladroite, de l’appliquer le plus souvent possible.
Par exemple à mon niveau en tant qu’intervenant dans les écoles où j’ai le plaisir d’enseigner et bien je n’hésite pas à dire les projets, les univers que je préfère. C’est non-professionnel certains me rétorqueront (certains l’ont déjà fait) mais je ne pense pas car en faisant cela je ne me soustrais pas, bien au contraire, à mon devoir d’enseignant et chacun des élèves qui me demande de l’aider je le fais avec plaisir et avec le plus d’entrain possible. Mais en précisant mes préférences je fais comprendre que mes conseils seront peut-être plus « intéressants » pour tel ou tel projet car ceux-ci seront plus proches de ma sensibilité. C’est une démarche que je ne fais pas d’un seul coup en plein milieu d’année mais dès le début de l’année en me présentant à travers des films et des extraits de films que j’aime car devant l’impossibilité d’apprendre le cinéma dans toute son histoire et sa diversité je fais des choix subjectifs en décidant de parler de tel ou tel auteur. Ce choix est scandaleux mais nécessaire tant il est impossible de faire autrement. Dans mon cours vous aurez donc plus de chance de voir des films japonais ou de Hong Kong et des courts métrages d’auteurs un peu torturés … Mais que ça ne vous inquiétez pas il n’est bien sur pas question de ne pas parler des Frères Fleischer ou d’Alfred Hitchcock (quoique torturé Sir Alfred l’était quand même pas mal).
Afficher le coté subjectif du professeur, donc de l’être humain qui se « cache » dessous, me semble important et il en est de même pour moi pour le juré d’un comité de sélection ou d’un jury.
Parler de l’expérience d’un jury ou d’un comité de sélection sous forme d’un journal me paraît intéressant car au-delà des choix subjectifs de chaque membre l’un préférant la technique, l’autre la diversité et l’autre encore les univers proposés, un journal peut montrer, car c’est aussi sa fonction, le quotidien dès fois terriblement humain d’un juré et le fait d’être malade, de ne pas avoir dormi ou autre, joue évidemment sur la capacité du jugement de chacun. Déjà si le hasard fait qu’un film de 20 minutes sur un sujet difficile passe juste après déjeuner, celui-ci part déjà avec un handicap, même si les jurés essayent d’être le plus professionnel possible, il en est de même si votre film est montré en plein milieu de semaine car au début on a tendance à s’enthousiasmer à la fin on se dit peut-être que dans cette séance il va y avoir le chef d’œuvre que l'on attend mais en plein milieu on se dit souvent bon celui-là on en a déjà eu plusieurs sur le même sujet et les autres étaient aussi bien (même mieux croit-on souvent dans nos souvenirs, rappelez vous qu’à ce moment là surtout dans les comités de sélection les jurés ont déjà vus plusieurs centaines de films …). Et puis au début on jauge les autres membres du jury si on ne les connaît pas « Ah elle, elle n’a pas l’air d’aimer telle technique », « Bon lui, il aime pas l’expérimental c’est clair » etc … et donc nos choix se font aussi en fonction de ça. Bon ce film là j’ai peu de chance de le faire passer par contre je vais essayer de me battre pour celui-là. L’analogie entre un jury de festival et un jury de fin d’année pour les écoles fonctionnent aussi ici même si souvent les jurys pour les écoles sont plus « gentils ». Mais cela peut participer du même enjeu de défendre plutôt un style, un genre de cinéma plutôt qu’un autre, quant à la première partie il en est de même imaginer un jury revenant après déjeuner (ou juste avant déjeuner, situation peut-être pire) et jugeant un projet, un film au style compliqué ou un étudiant s’exprimant mal …
Alors vous allez me dire puisqu’il y a tant de place à la subjectivité pourquoi chercher à expliquer le fonctionnement de tout ça ? Il suffirait de dire « Ben envoyez votre film et si vous avez de la chance … » Non bien sur c’est plus compliqué que ça et d’ailleurs c’est là où les limites de l’analogie entre le jury pour un festival et celui pour une école sont atteintes. En effet pour un comité de sélection d’un festival vous ne savez pas quand votre film passe et donc impossible de pouvoir influer sur quoi que ce soit. C’est déjà différent quand il s’agit de la projection du film pendant le festival on sait bien qu’un film passant en fin de festival ou en début à plus de chance de se voir attribuer un Grand Prix (les organisateurs d’ailleurs ne sont pas pour rien dans l’agencement des films et donc dans la « possible » attribution d’un prix à tel ou tel film).
Par contre en jury d’école, l’élève peut sachant à quel moment il va passer en jury préparer quelque chose, par exemple un élève passant juste avant le déjeuner devra parler plus fort, avoir une présentation plus dynamique voir même présenter des choses que les membres du jury pourront toucher, en animation par exemple proposer des maquettes en volume est un véritable avantage notamment si vous passez avant ou après déjeuner. Je me souviens d’une année où une élève (Amandine dont je vous ai déjà dit tout le bien que je pensais de ses peluches) avait littéralement réveillé un jury qui manquait de s’effondrer dans un « létargisme » de pré-déjeuner grâce justement à ses peluches que chacun d’entre nous faisaient allégrement bouger devant soi ou même communiquer avec une autre peluche. Scène qu’Amandine a sûrement gardée en tête de son jury de fin d’année s’amusant avec ses peluches. Nul besoin de vous dire, que son anim étant en plus réussi, elle a eu une très bonne note.
Enfin voilà aujourd'hui il me semble "intéressant" de publier ce journal écrit pendant le FICAM l'année dernière, surement de manière très personnel pour anticiper les débats sur pourquoi tel ou tel film ont été choisis plutôt que tel ou tel autre, pourquoi en Hors Compet ou Compet etc …
Un dernier petit préambule ce texte n'a rien d'exceptionnel, il ne va pas démonter le fonctionnement d'un jury il est juste là pour vous montrer comment un juré vit de manière très subjective un festival. J’ai souvent critiqué, argumenté les choix fait par les comités de sélection et jury aujourd'hui j'aimerais vous faire partager ça à mon tour. J'espère avoir beaucoup de discussions avec vous sur la sélection du festival d'Annecy ... après peut-être cela me semblera enfin vain mais pour l'instant je continue à vouloir partager.