J'ai déjà publié quelques films de la dernière édition des E-magiciens. Mais pendant le festival j'ai accès en tant que journaliste à tous les films reçus pour la sélection et dans ceux qui n'ont pas été retenu par le comité des profs il y en a plein de vraiment très intéressants. Certains ont déjà été posté ici Indians, Ru, ou des films de la dernière promo de Supinfocom. Et à partir d'aujourd'hui, et pendant quelques jours, j'en posterais que j'ai pu retrouver sur Internet (films en entier ou extrait).
Aujourd'hui on commence par Fox Sisters de Stine Nymand Svensson et Elianna Morningstar Hansen pour l'Animation Workshop.
"Le « meilleur film d'animation », une catégorie morte-née ?
Sur le papier, c'était évidemment une bonne idée que de rajouter cette catégorie aux César. Mais que faut-il en penser alors que, pour sa première édition, elle semble manquer à ce point-là de candidats qu'elle est obligée pour arriver à 5 films nommés de mêler long (L'illusionniste, Une vie de chat et.... Arthur et les Minmoys 3 !!!!) et courts métrages (Logoroma et L'homme à la Gordini) ? Elle risque de connaître donc le même destin que la catégorie des films francophones. Aussi vite apparue, aussi vite disparue."
Là où on pouvait espérer que ce César pousserait plutôt à créer deux Césars distincts un pour le long et un pour le court. Certaines personnes, comme ce journaliste, prédisent déjà la disparition du César fautes de candidats en long métrage. Il est intéressant de voir que pour les gens connaissant mal l'animation il paraissait évident que ce César était avant tout là pour récompenser les longs ... manquerait plus qu'un court l'emporte ils vont être encore plus furieux.
Petit bonus comme ça, trouvé par les hasards des recherches Google, un message sur un forum boursier dans la section Europacorp: " César du meilleur film d'animation, 05/07/2010 à 11:33, La récompense apparait dès l'année prochaine! Bon pour Europa qui veut s'imposer dans ce créneau ça donnera un peu plus de visibilité aux films pour les ventes inter..." J'aime le "S'imposer".
Par Zewebanim,
dimanche 30 janvier 2011 à 12:11 ::Ça s’écoute
Au hasard d'une recherche je suis tombé sur une radio qui propose une série d'émission sur le festival Premiers Plans d'Angers, et dans l'une d'elle il y a des interviews de deux réalisateurs qui nous intéressent ici c'est Chen Chen pour l'excellent "M'échapper de son regard" (La Poudrière) et le talentueux Boris Labbé avec le film "Il(s) tourne(nt) en rond" (EMCA).
Bon j'ai écouté que le début de l'interview de Chen Chen et même si bien sur il y a l'obligation de passer par les inévitables questions sur le cinéma d'animation il y a des choses intéressantes sur la conception de son film.
Par Zewebanim,
samedi 29 janvier 2011 à 11:44 ::Ça se montre
Comment donner envie aux enfants d'aller dans les salles obscures pour découvrir le cinéma ? Peut-être en leur faisant comprendre, dès le plus jeune âge, le plaisir que procure la vision du cinéma en salle. C'est ce que propose de faire le festival des Tout petits au Forum des images pour les enfants à partir de 18 mois (bon je suppose qu'à 17 mois 1/2 ça peut aller aussi) et comme s'est souvent appuyé par une assez bonne programmation (ben oui quand même: Len Lye, Fischinger, Trnka, Konstantin Bronzit ...) ça vaut vraiment le coup de s'y précipiter si vous avez des enfants. Les séances sont animées, par contre là je ne sais pas ce que ça vaut.
Le programme en ligne et la bande annonce en dessous (on est pas dans Len Lye ou Trnka mais dans un univers plus enfantin)
Par Zewebanim,
mercredi 26 janvier 2011 à 19:45 ::Ça se montre
FESTIVALS
>>> PREMIERS PLANS Du 21 au 30 Janvier – Angers
Le festival des premiers films présente sa 23e édition. Au programme, six sections de Compétition Officielle avec notamment « Plans animés européens » qui regroupe 28 courts métrages d'animation. Pour la première fois une compétition présentera des premiers court-métrages réalisés en 3D relief. Et parmi les programmes hors compétition vous retrouverez entre autre une sélection de courts métrages du cinéaste d’animation russe Garri Bardine avec, en avant-première et en sa présence, la projection de son long métrage Le Vilain petit canard ainsi que Goodbye Mister Christie de Phil Mulloy. En savoir Plus
>>> CINE JUNIOR Du 26 Janvier au 8 Février – Val-de-Marne
Pour sa 21e édition, le festival international de films jeunes publics consacre sa programmation à la littérature jeunesse et à la bande dessinée. La soirée d’ouverture présentera le long-métrage de Garri Bardine, Le vilain petit canard, en avant-première et avec la présence du réalisateur. Côté animation, vous pourrez également découvrir Cheburashka, long-métrage reprenant le célèbre petit personnage russe, de nombreux court-métrages en compétition et des séances spéciales autour de la thématique : collaboration Réné Laloux et illustrateurs, Serge Ellisalde/ Grégoire Solotareff, Autour de l’œuvre d’Osamu Tezuka, Alice de Svankmajer, Amer Béton… En savoir plus
>>> IMAGE PAR IMAGE Du 4 au 26 Février – Val d’Oise
Le festival du cinéma d’animation du Val d’Oise revient cette année encore avec une programmation riche en découverte. La 11e édition s’ouvrira tout d’abord avec la projection de Piercing I de Liu Jian, en sa présence. Ensuite vous pourrez profiter de l’exposition sur le long-métrage La Traversée de Florence Miailhe, assister à un work-in-progress sur le prochain long métrage de Jean-François Laguionie (en sa présence) ou à la Master class de Félicie Haymoz autour de son travail de Character design sur Fantastic Mr Fox, voir le long-métrage inédit Goodbye Mister Christie de Phil Mulloy, aller aux cartes blanches aux Editions Corridor et aux Films de l'Arlequin… Tout cela et encore bien, d’autres choses sont dans le programme !
>>> FESTIVAL INTERNATIONAL DU COURT-METRAGE Du 4 au 12 Février – Clermont-Ferrand
L’attractivité du plus grand festival international de courts métrages persiste et signe avec plus de 6500 films reçus. Trois programmes compétitifs (sélection française, internationale et « Labo »), des panoramas, des cartes blanches, des programmes pour enfants... Et de l'animation un peu partout. Plus d'nfos
PROJECTIONS
>>> PROJECTION DE PIERCING I Jeudi 3 Février à 20h – Forum des images
Long-métrage chinois montré dans le cadre du cycle Un état du monde… et du cinéma. Avant-première en présence du réalisateur Liu Jian et de Lynne Wang, productrice, et présentée par Pierre Haski, rédacteur en chef de Rue89. Repéré par le festival d’Annecy en 2010, ce premier long métrage d’animation de Liu Jian montre la violence d’une société qui subit la crise financière de 2008. Fabriqué artisanalement sans autorisation officielle, il se veut la première partie d’une trilogie sur le présent, le passé et le futur de la Chine.
>>> GOSHU LE VIOLONCELLISTE Samedi 5 Février 2011 à 15h - Forum des images
Projection de ce long-métrage d’Isao Takahata (1981) dans le cadre des Après-midis des enfants. Avec en complément de programme, le film Le silence sous l’écorce de Joanna Lurie. Plus d'infos
>>> JEUX D’ENFANTS Du 19 Janvier au 9 Février – Cinémathèque Française
Programmation autour du jeu, dans laquelle vous pourrez surtout retrouver Mon voisin Totoro Mercredi 26 Janvier à 14h30, film qui n’est plus le squatter indélogeable du studio des ursulines pour de sombres histoires de droits... A noter également deux séances de court-métrages mélangeant animation et prise de vue réelle les Mercredi 16 et 23 Février (avec notamment Tchou Tchou de Coe Hoedeman et Il était une chaise de Norman McLaren). Plus d'infos
>>> ANIMA LUNDIS Lundi 21 Février – Studio des Ursulines
Reprise des séances avec une projection de films de l’EMCA en Février, avant de présenter en Mars le nouveau court-métrages des 3 ours Mlle Kiki et les Montparnos de Amélie Harrault. Le site du Studio des Ursulines.
>>> PROJECTION DES COURT-METRAGES PRE-SELECTIONNES AU CESAR DU MEILLEUR FILM D’ANIMATION 2011 Jeudi 24 Février à 20h – Forum des images
Séance du rendez-vous Décadrages présenté par Alain Rocca. Une sélection de 7 courts métrages choisis par le Comité Animation de l’Académie. Le Forum des images vous propose de les découvrir la veille de la cérémonie qui se tiendra le vendredi 25 février au Théâtre du Châtelet. Voir billet d'Alexis
EXPOSITION
>>>ANIMONS LE DESSIN DE PRESSE Du 13 Janvier au 25 Février – Gobelins l’école de l’image
Cette exposition fait suite à un workshop animé par Plantu sur le dessin de presse, avec un groupe de 25 étudiants animateurs en 1re année. L’objectif de ce premier workshop était de produire des dessins de presse animés. 25 très courts métrages d’animation reprenant les codes et les thématiques du dessin de presse ont ainsi été réalisés. Après avoir été montré au Studio des Ursulines en Décembre, une exposition leur est consacrée, accompagné d’une cinquantaine de dessins de presse.
LES RENDEZ-VOUS MENSUELS
>>> APERO ANIME
Mardi 1er Février
A partir de 19H30 au Bar LA MER A BOIRE (Tous les 1ers Mardi du mois)
>>> BYOA
Jeudi 10 Février
A partir de 19h au Bar LE PLASTIC (Tous les 2e Jeudi du mois)
SORTIES CINEMA
>>> Mercredi 26 JANVIER Dessine-toi… de Gilles Porte
>>> Beaucoup de sorties ANIMATION le Mercredi 9 FEVRIER
S’affronteront dans les salles 2 films 3D (Yogi l’Ours et Animaux et Cie), Le Marchand de sable (long-métrage allemand/danois en volume), le programme de court-métrage Le Mulot menteur (avec 4 court-métrages dont Les escargots de Joseph de Sophie Roze), Aladin et la lampe merveilleuse de Jean Image (1969) et enfin Les fables de Ladislav Starewitch qui regroupent cinq court-métrages réalisés par le réalisateur entre 1922 et 1932.
>>> Mercredi 16 FEVRIER
Gnomeo et Juliette
>>> Mercredi 23 FEVRIER
La flûte et le grelot. Deux films d'art des studios de Shanghai : Le Grelot du faon (1982) de Tang Cheng et Wu Qiang et La Flûte du bouvier (1963) de Te Wei et Qian Jiajun.
>>>> Si vous avez des annonces à passer sur le monde du cinéma d'animation ou des évènements à signaler, envoyez-nous un mail sur emissionbdr@gmail.com
Vous l'avez peut-être déjà vu sur internet mais Deyrouth de Chloé Mazlo sera diffusé dimanche 30 janvier sur France 2, vers 23h55 dans le cadre de l'émission "Histoires Courtes" avec une petite interview de la réalisatrice.
Bon comme d'hab j'ai fait un top des films que j'ai préféré l'année dernière pour Culturopoing (même si je n'y participe plus vraiment). Et même si au final j'ai peu de films dans le top 10 général de l'année, je continue à le faire car comme les palmarès individuels sont publiés ça me permet faire peut-être découvrir des courts métrages d'animation qui ont pour moi autant d'importance que les longs métrages (de prises de vues réelles ou d'image par image).
C'est vrai par contre que c'est toujours un problème pour moi de classer des films, de les mettre par ordre de préférence. Quand je commence à faire ce top je réunis sur une feuille tous les films qui m’ont marqué pendant l’année. Après, comme la finalité d'un top, et je l’accepte, est quand même de mettre par ordre de préférence ces films, et il est compliqué de mettre un ordre dans des œuvres qui n’ont parfois rien à voir, je mets d'un coté les films qui m'ont vraiment le plus marqués, dont je me souviens le mieux, dont des images, des sons me reviennent. Et me laissant porter par ces souvenirs, ceux qui se retrouvent en tête sont alors ceux qui me marquent le plus encore aujourd’hui et qui dans une certaine mesure ont changé un peu ma vision de la vie et en tout cas ont changé, ou renforcé ma vison du cinéma. Pour moi l'important avec cette liste c'est surtout le plaisir de partager des bons films, en espérant que vous puissiez les voir dans un festival, à la télé ou plus tard sur Internet.
1 Poetry de Chang-Dong Lee avec Jeong-hie Yun / Les Journaux de Lipsett de Théodore Ushev
Impossible de départager ces deux films. Non pas parce qu’il s’agit de deux films aux formats et aux techniques différentes mais parce qu’ils sont tous les deux habités d’une présence énigmatique et forte. Et d’une vision de la vie d’une dureté incroyable mais à travers de laquelle on peut avoir envie de comprendre ce qui nous entoure.
Dans Les Journaux de Lipsett c’est la personnalité d’Arthur Lipsett qui hante le film. Réalisateur ayant travaillé à l’ONF il a réalisé plusieurs courts métrages expérimentaux qui ont marqués des gens comme Stanley Kubrick ou Georges Lucas. Le film ne se base, comme pourrait le laisser croire le titre, sur des écrits de Lipsett, mais une partie des dialogues sont quand même tirés de ses films. La réalisation et l’animation de Théodore Ushev sont magnifiques et porte littéralement la folie et le talent de Lipsett
Dans Poetry cette vision est notamment portée par une mise en scène magnifique, un scénario d’une incroyable justesse et d’une grande force, et par une actrice absolument bouleversante dans son rôle: Jeong-hie Yun. Elle interprète (le mot est faible, habiter serait plus juste) une femme qui plonge au plus profond d'elle même afin de comprendre grâce à l'Art le monde qui l'entoure et pour essayer d'y trouver un peu d'espoir.
Une claque là aussi. Hand soap aurait pu être premier mais j’ai privilégié deux films qui m’ont plus bouleversés. Ici les émotions d’un adolescent sont traitées de manière plus "froides" et très dérangeantes, le graphisme reprenant la peau humaine de manière à ce que l'on puisse "ressentir" l'épiderme ajoute au malaise. Presque chacun des plans du film est étonnant. La découverte d'un réalisateur très très talentueux. Vivement la suite.
Une bande annonce du travail de Kei Oyama avec des extraits de ses films dont Hand Soap (à partir de 40 sec jusqu'à la fin)
L’un des films les plus drôle de ces …. dernières années. Hitoshi Matsumoto au sommet de sa forme après l’excellent Dai Nippon-jin . Un homme est seul dans une pièce blanche. Apparaissent alors des sexes masculins (qui appartiennent à des anges) sur lesquelles il doit appuyer pour faire apparaître des objets qui pourront peut-être l’aider à sortir, en parallèle un catcheur mexicain se prépare pour un match. Une réflexion sur l’existence complètement barrée.
4 Mademoiselle Remarquable et sa carrier de Joanna Rubin Dranger
Certains films vous touchent plus que d’autres … Ici la difficulté d’une jeune femme de vivre sa vie de jeune artiste, entre l’obligation d’être géniale ou productive (et tant qu'à faire les deux en même temps). Une fable en noir et blanc, qui essaye de rester « légère » dans le ton, mais sur un sujet dure, l'oppression de la société à pousser les gens à découvrir qui ils sont réellement le plus vite possible (et donc d'être génial à 4 ans 1/2) sinon "euh mettez vous dans cette case et surtout n'en bougez pas hein, mais vous verrez vous y serez très bien ...".
Un film sur la difficulté dans notre monde de tenter de vivre dignement. A travers l'histoire d'une femme qui veut acheter un appartement, mais qui se voit dans l'impossibilité de le faire au dernier moment. Elle décide de se venger des gens qui lui pourrissent la vie. Un film d'horreur social.
Le réalisateurHo-Cheung Pang me passionne depuis un bout de temps, parce que c'est surement l'un de seuls nouveaux auteurs aujourd'hui à Hong Kong (quand même l'un des meilleurs cinémas du monde dans les années 80-90) et parce qu'un film de genre qui traite d'un problème politique ou social est, quand il est réussi comme ici, quelque chose qui me plait beaucoup.
Attention c'est un film quand même assez gore dans ses images (je préfère prévenir :)
Max un petit garcon sourd se réfugie dans son monde et cultive sa fascination pour un lion. A travers une mise en scène très simple mais efficace une histoire très touchante.
Parce que certaines écoles/studios/sociétés de production méritent dès fois d’être citées dans les tops. La Poudrière une école se situant à Valence à fêter ses 10 ans cette année. Et elle le fait en beauté avec beaucoup d’excellents films qui ont circulé dans les festivals avec entre autres : Sauvage de Paul Cabon, Je en jeu de Guillaume Bourrachot, Jeux pluriels de Nicolaï Troshinsky, Les yeux en ménage de Hector Dexet, Mémoires de chiffon de Marie-Pierre Hauwelle, M'échapper de son regard de Chen Chen …
Je cite ceux-là mais la grande majorité des deux dernières promos sont excellents. Histoire différentes, univers variés, très belles mises en scène, excellents scénarios, et tout ça souvent avec une grande maitrise.
Seul point embêtant ces films ne sont visibles que quelque fois sur Arte ou Canal et dans les festivals. Quel dommage que l’école ne montre tous ces magnifiques films sur Internet.
Outrage a été fort décrié lors de son passage à Cannes et à sa sortie il est pourtant dans la ligne directe des derniers films de Kitano (dont certains il faut bien l'avouer sont par contre très mauvais). Des films dans lesquels il se pose des questions sur son art, sur sa manière de créer et bien sur par extension sur la manière de mener son existence. Ici il ne s’agit plus de cinéma ou de peinture mais d'une histoire de Yakuzas, Kitano revient à ses débuts (pour faire une boucle et passer à autre chose?), mais dans Outrage tous les personnages sont tous plus pourris les uns que les autres, à commencer par le grand chef qui manipule tout le monde, plus comme un enfant gâté qu’un grand parrain. Le monde des yakuzas en ressort comme un monde sans fard et sans gloire, ici pas de paillettes juste des coups bas.
8 The Delian Mode de Kara Blake/ Love Patate de Gilles Cuvelier / Tord och Tord de Niki Lindroth von Bahr / Old Fangs d'Adrien Mérigeau
The Delian Mode est un documentaire sur Delia Derbyshire l’une des pionnières de la musique électronique. Très bien construit le film est étonnant car il nous fait découvrir une artiste méconnue complètement habitée par son art. Fascinant.
Love Patate, Tord och Tord, Old Fangs. Parce qu'il me semble que ces trois films, très différents dans leurs univers et dans leurs esthétiques, font avancer l'animation sur des terrains auxquelles nous ne sommes pas souvent confrontés dans l'image par image.Trois films développant une narration très forte tout en laissant beaucoup de place aux spectateurs qui peut ainsi investir le film avec son propre vécu.
Love patate, deuxième film de Gilles Cuvelier après Chahut, raconte l'histoire d'un homme qui voit sa vie bouleversée par l'arrivée au travers de sa route d'une pomme de terre dont il tombe amoureux. Le genre fantastique-réaliste est peu employé en image par image (et même en prises de vues réelles finalement) et le film joue de très belle manière avec la frontière entre les deux univers (notamment dans toute la fin du film grâce à une très belle réalisation). Le film est superbe esthétiquement passant de moments très paisibles à des moments plus "durs" comme une scène de rêve où l'homme se voit en patate.
Tord och Tord. Imaginez Bergman faisant de l'animation ... non je ne dis pas ça parce que c'est un film suédois (tiens d'ailleurs j'ai 2 films suédois dans ma liste ...) mais plutôt parce que comme dans certains films de Bergman les personnages prennent leur temps pour nous faire comprendre ce qui les unit. Ici deux personnages qui ont le même nom se lient d'amitié petit à petit en se passant des mots codés sur du courrier. Le film est très beau, il n'y a quasiment aucun mouvement de caméra (uniquement un ou deux à la fin) et une voix off (l'un des personnages) nous raconte l'histoire quasiment sur le même ton. On suit juste leur histoire il n'y a pas de volonté de la réalisatrice de nous identifier à l'un ou l'autre. L'histoire se termine sans rien expliciter de ce qui vient de se passer, ces deux personnages nous resterons en mémoire sans qu'on puisse les comprendre.
Old Fangs. Un très beau film là aussi sur un jeune garçon qui va retrouver son père. Tout en délicatesse le film nous montre l'avancée du jeune homme, alors que des souvenirs de l'époque où il était petit lui reviennent. le film est en ligne donc je vous laisse le regarder, pour ceux qui ne l'auraient pas encore vu (je l'avais déjà posté). Il y a un très beau travail de mise en scène des différentes époques (notamment dans les techniques ou les graphismes utilisés). Il y a aussi une très belle utilisation des voix (quasiment des chuchotements)
Une Vie de chat de Jean-loup Felicioli et Alain Gagnol
Alors qu’au départ ils voulaient faire un film pour adultes, les deux réalisateurs ont du faire face à la difficulté économique de faire un long métrage animé pour adultes. Ils ont donc du changer de public et faire un film plus pour les enfants. Et au final ils s’en sortent plutôt très bien (même si les dialogues sont trop pesants) en faisant un vrai polar pour les enfants, mené tambour battant évitant même d’être manichéen dans leurs personnages. Une belle réussite l’un des premiers vrais long métrage de genre (ici le polar) pour les enfants.
Fantastic Mr Fox de Wes Anderson
Je ne l’avais pas mis dans mon top sur Culturopoing … mais c’est vrai que c’est un beau film.
Monsters de Gareth Edwards
Parce qu’il me semble impensable de faire un Top de l’année sans mettre un film romantique.
Ghost Writer de Roman Polanski
Pas un grand film mais quand un réalisateur a du talent il ne le perd jamais complètement. Ici avec une histoire qui aurait put faire un thriller gros budget Polanski réussit à faire un film sur la longue descente d’un homme confronté à un système qu’il ne peut pas vraiment battre. Ewan Mc Gregor interprète magnifiquement cet homme qui petit à petit va sombrer mentalement et physiquement.
Mention:
Pour la Rétrospective Japon lors du dernier Festival Paris cinéma qui a permis de découvrir sur grand écran de nombreux films dont Symbol cité plus haut mais aussi Pure Asia d’Ikki Katashima, Pyrupiru 2001-2008 de Daishi Matsunaga ou le dernier Yoji Yamada About her brother avec une très performance de l'actrice Sayuri Yoshinaga.
Et une mention "MERCI" à mes élèves de deuxième année du DMA de l'Esaat de Roubaix de l'année dernière. J'ai revu tous les projets pour préparer le carrefour de l'animation, et chaque année je suis surpris et ravi de constater l'immense talent qu'ont des élèves si jeune, d'ailleurs cette année les projets sont superbes, mais là en plus il y avait la diversité, des films plus classiques, des vraies recherches scénaristiques, des films expérimentaux, des choix graphiques et esthétiques complétement différents. Bonne chance à tous pour la suite.
2 Réédition DVD, ressortie salle de l'année
Le Coffret pour les 50 ans d’Annecy
Même si les copies ne sont pas toujours top et même si je trouve dès fois la sélection un peu bizarre (ou en tout cas pas complétement à mon goût :). Ce coffret réunissant des films ayant été primés au cours des 50 ans du festival d’Annecy est absolument à avoir pour toutes personnes s’intéressant au cinéma.
3 Coup de coeur de l'année en cinéma
Jan Svankmajer au Forum des images
Quoi d'autre! Non seulement pour avoir eu le plaisir de rencontrer un des plus grands réalisateurs d’aujourd’hui, d'avoir vu, et donc redécouvert, tous ses films sur grand écran, mais aussi pour le plaisir de voir des salles pleines pour un cinéaste dont la technique privilégiée est l’image par image.
4 Culturopoing dans la gueule de l'année en cinéma (notre colère de l'année)
Les 50 ans loupés du Festival d’Annecy
Parce que malheureusement même si je peux comprendre que fêter pour fêter n’a pas d’intérêt, c’était une occasion de faire rencontrer plusieurs générations de créateurs de cinéma d’animation et alors qu'il y avait pas mal d’invités quand même, cette rencontre n’a pas eu lieu.
5 Scène ou plan de l'année
Malheureusement pas une scène d'un film mais Le plan sur ma page Facebook fin août avec un message annonçant la mort de Kon Satoshi
Et dès ce moment des dizaines de plans et séquences provenant des films de ce très grand réalisateur ont commencé à défiler dans ma tête (la découverte du bébé ou les retrouvailles dans l’hopital dans Tokyo Godfathers, la fin de Perfect Blue, le générique de Paranioïa agent, La parade dans Paprika et tout Millenium actress …)
Par Zewebanim,
vendredi 21 janvier 2011 à 12:05 ::Ça se récompense
Bon là j'espère que les producteurs vont faire quelque chose ... les nominations pour les Césars viennent de tomber.
Et ce que je pensais (je n'étais pas le seul hein!) est arrivé Logorama est le seul à apparaître dans la catégorie César du meilleur court métrage, et aussi dans la catégorie Meilleur film d'animation. Au niveau des nominations dans cette catégorie aucune surprise, sauf peut-être (un peu) celle de l'Homme à la gordini plutôt que Chienne d'histoire. Attention je n'ai rien contre Logorama, en tant que tel même si je ne suis pas un fan du film, ce n'est pas là le problème. C'est bien le coté ridicule de ce César de l'animation qui en fait un genre que je remets en cause, un césar où l'on mélange courts et longs (enfin j'aimerais bien voir un jour si les votants pourraient mettre un long métrage dans la catégorie Animation et meilleur film - là je suis sur qu'on entendrait hurler dans le "camp" de la prises de vues réelles).
Je suppose qu'économiquement le cinéma d'animation a "besoin" de ce césar mais un niveau reconnaissance là j'en suis pas sur. Et si je me plante je veux bien que le mystérieux Otomox vienne enfin m'expliquer pourquoi.
Meilleur film d'animation:
Arthur 3 : la guerre des deux mondes de Luc Besson
L'homme à la Gordini de Jean-Christophe Lie
L'Illusioniste de Sylvain Chomet
Logorama de H5
Une vie de chat de Jean-Loup de Felicioli
demain ça fera 4 ans que le blog est en ligne (le site, sur lequel vous pouvez retrouver quelques interviews et dossiers, lui depuis octobre 2004).
J'ai peu mais quand même quelques retours de personnes qui lisent régulièrement Zewebanim et donc mon point de vue très subjectif sur le cinéma d'animation (et deux trois autres petites choses quelques fois). Donc, même si je ne veux pas faire attention aux statistiques (et puis Cédric qui à mis en place le blog m'a dit que celles de mon hébergeur n'étaient de toute façon pas forcément fiables), de savoir que vous êtes quelques un(e)s à lire (bon peut-être pas tout le temps), à écouter (euh ça aussi), à regarder (surement un peu plus) ce que je poste sur ce blog et ben sachez que ça me fait vraiment très plaisir de pouvoir partager la passion que j'ai pour le cinéma d'animation avec vous.
Prochainement je vais essayer ( vous avez remarqué j'ai dit "essayer" ) de mettre en place quelque chose qui pourrait ressembler à un édito que j'aimerais écrire de manière régulière, et qui pourrait être un peu une préfiguration d'un livre que je dois écrire.