De nombreux rendez-vous pour cette nouvelle édition du FICAM qui commence cette semaine.
Coté projection:
4 programmes de compétition de courts métrages présentés au Cinéma Dawliz et au Théâtre de l’Institut Français de Meknès.
Une présentation de long métrages toujours au Théâtre de l’Institut: Allez Raconte !, Une vie de chat, L’apprenti Père Noël, Panorama courts-métrages marocains, Un été avec Coo, 5 cm per second, Raiponce, Le professeur Layton et la diva éternelle, Moi, moche et méchant, Les naufragés de Carthage III, 7 frères, Toy Story III, Megamind, Animaux et compagnie.
Des Cartes Blanches avec des programmations spécialement concoctées cette année par Les Atelier d’Animation d’Annecy, Mac Guff, Kazé, Canal +, France Télévisions.
Cette année c'est la Russie qui est le pays à l'honneur au Ficam avec une programmation des films et une leçon de cinéma d'Alexandre Petrov, une rétrospective des courts de Konstantin Bronzit, et une programmation des courts d'Alexey Alexeev qui animera aussi une Master Class.
Il ne faut pas oublier les très beaux moments que sont les présentations à l'extérieur de long métrage cette année sur la place Lalla Aouda et bien sur les projections au Foundouk El Henna qui permettent à de nombreux jeunes qui ne vont jamais au cinéma de voir dans ce cadre des longs métrages et pas n'importe lesquels Princes et Princesses, Allez Raconte !, Brendan et le secret de Kells, Les Triplettes de Belleville, Un été avec Coo, Kirikou et les bêtes sauvages ...
Coté Rencontres:
Les Thés à la menthe avec... que j'ai le plaisir d'animer à La Cafét de l’Institut Français de Meknès cette année avec D.Bruner et JC.Roger, F. Pernot et V. Shermann, A.Alexeev et K.Bronzit, Jacques Cambra et Yan Volsy et Alexandre Petrov
Les Coulisses de la création au Théâtre et Médiathèque de l’Institut avec notamment LB Martin Starewitch et TAT Productions
Et aussi une conférence sur la Naissance du Cinéma d’Animation et une sur "Livre jeunesse et cinéma d’animation".
Et Coté expos:
A la Galerie de l’Institut Français: Il était une fois… Des milliers d’images animées, au Centre Saint-Antoine: Aziz Oumoussa, Grand Prix Aïcha de l’Animation, à la
Galerie Bab Mansour: Hommage à Abdelkrim Ouazzani
Vous trouverez toutes les infos et le reste du programme sur le site du festival, ainsi que la présentation de cette édition par la Directrice de l’Institut Français de Meknès et du PDG des Conserves de Meknès-Aïcha
Je publie ci-dessous l'édito du directeur artistique du Ficam Mohamed Beyoud qui parle des ambitions du festival. Un discours qui me plait bien notamment dans la volonté de créer un cinéma qui s'inspire de la richesse de la culture marocaine (vœu que je formule chaque année à tous les étudiants que je rencontre au festival)
"La culture du regard !
En échangeant il y a quelques mois, sur un réseau social célèbre, avec le réalisateur russe Konstantin Bronzit, réalisateur de talent et de renom, ce dernier avait quelques appréhensions quant à la perception des enfants marocains de l’un de ses films regorgeant de références culturelles russes. Pourtant, c’est justement cette culture riche par ses couleurs, ses costumes, ses contes que nous souhaitons partager avec les enfants, les familles et les étudiants d’art marocains qui sont quelques milliers chaque année à franchir les salles obscures du festival ou à fouler le sol des projections en plein air, et cela, à travers la rétrospective de classiques de l’animation russe ou d’oeuvres d’artistes russes que nous accueillons.
Le cinéma d'animation russe, comme le démontre la programmation de cette année - qui ne se veut en aucun cas exhaustive vue son immensité- a pour modeste ambition de démontrer la diversité du cinéma d’animation qui puise sa force dans son patrimoine oral, littéraire et culturel, tout en étant contemporain, novateur, inventeur de formes.
Cette programmation a également, à notre sens, un intérêt pédagogique dans la mesure où nous aimerions attirer l'intérêt des jeunes futurs créateurs marocains encadrés dans nos ateliers de formation (qui sont de plus en plus nombreux à effectuer le déplacement à Meknès) sur cette agréable leçon que nous livrent les artistes russes donnant ainsi au monde une image multiple de la culture de leur pays. La grandeur de cette culture se reflète d'ailleurs dans ce cinéma d’animation puisqu'il s’appuie sur sa littérature et sur la littérature universelle, à l’image de l'œuvre d’Alexandre Petrov, grand nom du cinéma d’animation international, qui donne pour la première fois sur le sol africain une leçon de cinéma. L’on constate alors le chemin parcouru par le festival...
Et peut-être tirerons-nous de cette édition des enseignements permettant de créer un cinéma d’animation marocain qui puise sa force dans son patrimoine oral. Ce n’est certes guère facile mais souvenez-vous, les courts-métrages d’animation marocains étaient rares il y a quelques années et pourtant, cette année, nous en avons reçu une dizaine dans le cadre de Courts Compet’. D'où l'intérêt de la formation. Une formation qui se constitue par un background culturel et visuel. C'est pourquoi avons-nous jugé que le cinéma russe est, dans ce sens, sans doute la meilleure des écoles !"