lundi 19 février 2007

Anima 2007

Depuis le 16 février a commencé le festival Anima.

Comme chaque année les après midi sont plutôt consacré aux Longs métrages, mais à la nuit tombée c’est le meilleur de l’animation mondiale qui s’installe sur les écrans bruxellois (avec notamment pas mal de films en avant première d’Annecy.

A noter aussi plusieurs tables rondes, dont une avec la participation de Valérie Pirson.

Et c'est jusqu'au 25 février

En savoir plus sur le site officiel

dimanche 18 février 2007

Poèmes cinématographiques

Je vous ai parlé récemment du Ganimé ( Voir le 4 février), dont la Maison de la Culture du Japon montre quelques exemples depuis hier. Ne sachant pas de quoi il s’agit je me suis bien évidemment précipité dès les premières séances !

Evacuons de suite l’idée de nouveauté qui est proclamée par la Toei Animation, producteur de ces films. Comme je vous l’avez déjà dit il n’ y a rien de fondamentalement nouveau dans le fait de monter des images fixes les unes après les autres pour créer une continuité (narrative ou non) et d’ailleurs deux des trois films que j’ai vu n’utilisaient pas que des images fixes !
Deux exemples me viennent de suite à l’idée (mais il y en a bien d’autres) : Le Nez de Jean Charles Finck (qui contient un tout petit peu d’animation) et La Jetée de Chris Marker. Mais on sait que la nouveauté est plus attractive et fait mieux vendre c’est ce que tente donc de faire la Toei avec le Ganimé. Cette idée de nouveau concept est une supercherie publicitaire, comme Lars Von Trier l’avait fait avec son Dogme. Reprendre une idée ancienne et « l’habiller » de nouveaux mots et de pseudo règles ne suffit pas pour y coller l’étiquette « Nouveau ».

Mais il serait dommage de s’arrêter là. Car derrière il y a quand même une bonne idée dans le fait de systématiser un exercice et d’en faire une collection. Surtout quand ce procédé permet à des auteurs de nous proposer une ballade ou un poème visuel…

- Fantascope – Tylostoma de Yoshitaka Amano.
Je ne suis pas un grand connaisseur de l’œuvre du créateur visuel de Final Fantasy (j’ai vu à Annecy il y a quelques années les 1001 Nuits) et si je reconnais son grand talent, son style très dense ne me parle pas.
Ici pourtant les images en noir et blanc, peintes à l’encre de Chine sont envoûtantes (à noter que dans certaines images, il y a des mouvements de cheveux ou de rideaux, ainsi que des incrustations d’eau). Je me suis laissé prendre à cette histoire de vaisseau fantôme et l’histoire de son capitaine. Un beau poème visuel.

-Goutte de Rosée de Shiro Sano.
Il s’agit d’un hommage à un photographe : Shoji Ueda. Le début et la fin sont en prise de vues réelles entre les deux une succession de photos, avec comme bande son de la musique et surtout des petits dialogues essayant de traduire les expressions des hommes et femmes qui apparaissent sur les photos. C’est une jolie ballade nostalgique.

-La Danseuse de Shutaro Oku sur des illustrations de Furuya Akisa.
Après le poème et la ballade, ici il s’agit d’un récit tiré d’un roman de l’écrivain Ogai Mori. L’histoire d’un jeune japonais qui part vivre à Berlin, il y tombe amoureux … Le film est très bien rythmé, la voix off est parfaite, et l’histoire suffisamment triste pour que l’on s’y laisse prendre !

Le rythme assez lent des trois films permet aux spectateurs de se laisser bercer par les images ou au contraire de faire appel à son imaginaire pour créer ce qui n’est pas montré dans les plans (une belle réflexion sur le hors champ).
Une expérience fascinante

Quelques sites pour en savoir plus:

-Le site officiel (en japonais)
-Interview d'un producteur de la Toei Animation
-Un autre avis





lundi 12 février 2007

Beaubourg: encore un peu d'anim...

Allez encore une manifestation qui se déroule à Beaubourg et qui mélange films d’animations, films expérimentaux (en animation et en prises de vues réelles) …

Texte de présentation : Chacun de ces programmes est l'occasion de mettre en perspective des œuvres cinématographiques relevant à la fois du cinéma expérimental, du documentaire, du film d'artiste et de la vidéo, et permet de mettre en avant les collections cinématographiques du Mnam/ Cci. Conçu également comme un espace critique, «Film&Co. » prend ainsi la forme de séances thématiques et /ou monographiques, de cartes blanches et d'invitations proposées à des personnes d'horizons divers pouvant apporter une nouvelle approche du cinéma dit expérimental.

La programmation

jeudi 8 février 2007

Festival en Italie

J'ai reçu un mail d'un festival italien (Cortodrome) me demandant si je pouvais mettre une news sur le site pour la participation de film français.
Le site est un peu fouilli j'ai juste vu que l'année dernière Cédric Babouche avait participé avec Imago. Si parmi vous il y a quelqu'un qui connaisse le festival n'hésitez pas à le faire savoir sur le forum.
En attendant le site c'est par là et le formulaire d'inscription par là!

mercredi 7 février 2007

CalArts au Centre Pompidou!

Evénement au Centre Pompidou. Puisque le musée français invite l’une des écoles les plus inventives du monde de l’animation : CalArts.

Cette université américaine a vu débuter de grand noms de l’animation : Brad Bird (Le Géant de Fer …), Tim Burton (Vincent, L’Etrange Noël de Mr Jack…), Steve Hillenburg (Oui le papa de Spongebob était dans la section Expérimental !), Glen Keane (Célébre animateur de chez Disney), John Lasseter (Toy Story 1 et 2 et l’un des créateurs de la société Pixar), Henry Selick (Le réalisateur de l’Etrange Noël de Mr Jack…), mais aussi beaucoup de réalisateurs de courts (Joanna Priestley …). Petite Liste .

Voici le texte de présentation de la manifestation :
Dans le champ de l'animation, qui occupe une place importante dans l'histoire de CalArts, l'utilisation du montage numérique et des techniques d'impression optique coexiste avec les expérimentations les plus artisanales, les effets spéciaux sophistiqués avec l'utilisation de matériaux disparates –chewing-gum, papier d'emballage, dissolvant pour vernis à ongles… Les futures stars des grands studios, Pixar, Disney, etc. y croisent les réalisateurs indépendants et les cinéastes issus des minorités culturelles ou ethniques ; le cinéma de divertissement côtoie les oeuvres documentaires ou engagées qui explorent les questions de la violence politique, domestique ou sociale. L'ensemble dresse un portrait collectif, complexe et vivant de la scène cinématographique expérimentale en Californie du sud.
Des séances spéciales sont consacrées à Ericka Beckman, Ken Feingold, Jack Goldstein, Sharon Greytak, Matt Mullican, Tony Oursler, Christopher Williams, David Wilson dont les films conceptuels et les vidéos des années 1970 et 1980 restent étonnamment actuelles et provocantes.
Sauf mention contraire, tous les films sont présentés en version originale non sous-titrée.

Programme complet

Merci à Olivier de l’AFCA pour l’info !

Et pour ceux d'entre vous qui ne sont pas à Paris, certains de ces films, plus les trois dernières promo, sont visibles sur le site de CalArts.

L'Homme de la lune au Centre Pompidou (Non il ne s'agit pas de l'expo Hergé)

Le magazine Court circuit s’invite à Beaubourg tous les deux mois je crois, la prochaine séance aura lieu demain jeudi 8 février à 20h00
Au programme un film d’animation L’Homme de la lune, le dernier film de Serge Elissalde, et une interview du réalisateur.
Programme complet (Au moment où je fais cette news le site du centre Pompidou est inaccessible donc je n’ai pas le lien exact !)

Même à Toulouse la cinémathèque ne connaît pas l’animation…

J’avais déjà fait une petite news il y a quelques mois sur le fait que la cinémathèque française ne présentait que très peu d’animation (je pense même qu’une institution comme celle-ci n’a jamais fait de rétrospective sur un réalisateur de cinéma d’animation). Et bien dans le sud non plus l’animation ne fait pas recette. Le mois de février va notamment être consacré à un événement très intéressant « Zoom arrière ». Ci-dessous le texte de présentation de la manifestation par sa déléguée générale.

Partager avec le public pendant un mois entier ce qui est notre raison de vivre, ce qui constitue notre identité, ce qui définit notre mission : transmettre aux spectateurs d’aujourd’hui les films d’hier. Riche d’une histoire de plus de quarante ans, qui lui a permis de rassembler une collection exceptionnelle, la Cinémathèque de Toulouse a ainsi tissé des relations étroites avec les principales institutions françaises et étrangères en charge du patrimoine cinématographique. Elle a choisi le mois de février pour, chaque année, célébrer le plaisir de la projection publique et de la redécouverte de films rares, insolites, hier connus et aujourd’hui oubliés. Le titre même de « Zoom arrière » est une invitation à porter sur les films un nouveau regard, qui mêle à la fois l’empathie et la distance, associe exigence scientifique et moments de convivialité, pour affirmer que le patrimoine cinématographique est un objet vivant et que notre archive est un lieu de mouvement. Natacha Laurent

Dans la brochure papier de la cinémathèque d’autres éditos décrivent la manifestation comme ceci : « Faire vivre l’héritage du cinéma », « rendre le patrimoine accessible à tous », « destinée à mettre en lumière des films oubliés et porter un regard renouvelé sur des œuvres plus connus »… Quel dommage donc que la cinémathèque de Toulouse n’est pas jugée bon présenter quelques films d’animation dans cette programmation par ailleurs remarquable. Car comme je le faisais remarquer dans ma précédente news sur la cinémathèque de Paris, le cinéma d’animation a besoin de reconnaissance. Pas pour le plaisir des lauriers ou des compliments, mais pour l’aider à passer à un nouveau stade de son évolution. Pour que la presse, les producteurs, les diffuseurs et le public commencent à voir ce cinéma sous un jour différent (plus adulte, conscient socialement et politiquement …) et pour sortir un peu du ghetto artistique dans lequel ce cinéma est depuis des années. Ghetto dont il sort un peu depuis quelques années. Il est regrettable que des institutions comme les cinémathèques de Paris et de Toulouse ne s’en rendent pas compte et ne contribuent pas à cet effort.


Bien sur conscient de la difficulté de gérer des institutions, j’ai envoyé un mail aux deux cinémathèques expliquant mes griefs et mon questionnement, comme je vous les ai présentés ici. Je ne manquerais pas de publier leurs réponses.

dimanche 4 février 2007

A la découverte du Ganimé à la MCJP

J'avoue que je ne connaissais pas, donc je vous mets le texte de présentation du programme de la Maison de la Culture du Japon.

TOEI ANIMATION fête son 50e anniversaire cette année en lançant un genre d’animation complètement novateur (faut peut-être pas exagérer (euh là c'est moi qui parle!)) : le GANIME. Le terme GANIME combine le mot japonais ga signifiant « image fixe » et anime renvoyant à l’animation vidéo. Il désigne des œuvres qui articulent histoire et musique à des images statiques, telles des peintures ou photographies. Le concept GANIME, contrairement à l’Animé, n’essaye pas de créer l’illusion du mouvement mais laisse l’artiste donner libre forme à son imaginaire à travers le charme naturel du ga.
Séduit par ce concept, bon nombre d’artistes japonais de renom ont rejoint le projet avec enthousiasme dont Yoshitaka Amano, peintre reconnu mondialement comme le créateur concept artistique du jeu vidéo "Final Fantasy", ou Shôji Ueda, photographe décoré comme Chevalier des Arts et des Lettres par le gouvernement français en 1996.

C'est du samedi 17 au samedi 24 février

Une vraie curiosité, je vais essayer d'y aller le plus rapidement possible pour pouvoir vous en parler! A noter que le superbe film de Jean-Charles Finck, Le Nez, n'était pas très loin de cette idée, car il réussissait à créer un mouvement avec quasiment que des peintures fixes.

La programmation complète

Ciné Junior

Le 17e festival Ciné Junior a commencé depuis mercredi dernier et il se poursuit jusqu’au 13 février.

Il propose dans de nombreuses salles du Val de Marne des programmes très diversifiés ! Au menu en plus d’une compétition,il y a des rétrospectives passionnantes sur le Documentaire Animé, l’Afrique et A table !
Une sélection très exigeante dans laquelle vous pourrez trouver aussi bien des films récents (comme Wind Along the Coast, le très beau film d’Ivan Maximov qui était en compétition à Annecy en 2006), que des grands classiques de l’animation (Les aventures du Prince Achmed de Lotte Reiniger, premier long métrage d’animation connu (El Apostol film argentin n’est connu que dans les textes)). A noter aussi un superbe long métrage de Pjotr Sapegin qui compile plusieurs de ces courts métrages.

Toute la programmation