dimanche 27 juillet 2014

(This is not) A Dream, spectacle de lanterne magique

Je ne sais pas grand chose sur ce spectacle je l'ai découvert en regardant le programme à venir des concerts de la Cité de la musique. Sur des musiques de Cage et Satie Louise Moaty met en scène un spectacle de lanterne magique. C'est le 24 septembre à 20h. Plus d'infos ici. Et une petite bande annonce d'un spectacle précédent est disponible ici

Le Royaume des rêves et de la folie, un documentaire mi-loupé, mi réussi

Il y a quelques jours, à contre cœur, car forcément une mise en ligne pirate, Marc Aguesse donnait sur Facebook un lien vers une version sous-titrée anglais sur You Tube du documentaire " The Kingdom of dreams and madness" réalisé par Mami Sunada et consacré au Studio Ghibli pendant la préparation du Vent se lève d'Hayao Miyazaki et Le Conte de la princesse Kaguya d'Isao Takahata.

Aujourd'hui la vidéo a été supprimé.

J'avais loupé le film à Annecy car il est passé le samedi matin et j'animais mes Rencontres. Une projection a été rajouté mais au dernier moment et je n'étais pas au courant ... bon je me suis rattrapé en le voyant donc sur You Tube ...

Soyons clair ce documentaire est loupé si il est censé s'intéresser au Studio Ghibli. Nous n'en avons qu'une approche très légère avec quelques moments autour de Toshio Suzuki et des produits dérivés, ou bien un meeting autour de la relation du studio avec Nippon TV. Un moment intéressant en rapport avec le rôle de Suzuki au sein de Ghibli est un court moment avec Goro Miyazaki dans lequel ce dernier se demande pourquoi il réaliserait un projet ...

Bon il est compliqué de parler d'un studio comme Ghibli. C'est un studio complexe entre le désir artistique notamment des deux personnalités fortes que sont Takahata et Miyazaki, et par l'importance pour ce type de studio de rapporter aussi de l'argent à travers notamment le merchandising ... Pas évident de réussir à parler de tout ça, d'autant plus à ce moment de l'histoire du studio alors que sortent peut-être les deux derniers films des deux réalisateurs phares du studio et qu'aucun réalisateur n'a réellement été trouvé pour prendre la suite.
D'ailleurs plutôt que de chercher du coté masculin il aurait été intéressant que l'avenir du studio passe plutôt par des réalisatrices. Non non pas pour forcément continuer dans le sujet de Femmes et animation mais tout simplement pour créer peut-être un véritable changement dans la créativité du studio, renouveler peut-être les styles, les idées, les histoires ...

Mais si le documentaire est censé nous parler du travail de Takahata. Là le film est plus que loupé, c'est presque une insulte au génial réalisateur de Pompoko et de Kaguya. Alors je ne sais pas si le réalisateur n'a pas voulu jouer le jeu mais il n'apparait qu'à la fin du film et pendant tout le long du film Suzuki, Miyazaki ... le présentent presque uniquement comme quelqu’un de fainéant qui n'a visiblement pas envie de finir son film. Seul Yoshiaki Nishimura, le producteur de Kaguya (Suzuki ne pouvant assurer le rôle sur les deux films) parle quand même de l'importance d'Isao Takahata dans la carrière de Miyazaki et dans les débuts du studio.
On ressent bien la complexité de la relation entre Miyazaki et Takahata lors d'un passage où la voix off de la réalisatrice explique bien que Miyazaki ne passe pas une journée sans parler de Takahata. Un jour en bien, un jour en mal ... Un documentaire entier pourrait être produit sur la relation entre ces deux géants. mais bien sur ce n'était pas le but de ce documentaire et il est déjà intéressant de le voir esquissé.

Ce qui est gênant et rès décevant c'est qu'on ne parle pas du tout de la création de Kaguya. Encore une fois est-ce un véto de Takahata lui-même. N'aurait-il pas été possible de parler avec ses collaborateurs sur le film. Il y avait surement des possibilités. Certes Takahata, pas mal de gens le confirment, peut-être comme on le voit dans le film, il peut partir plusieurs heures dans la journée, ne pas être dans la dynamique d'un studio ... Mais en voyant le film j'avais l'impression que la réalisatrice avait finalement utilisé uniquement cette partie de la personnalité du réalisateur et n'a pas essayé d'aller un peu plus loin. Takahata nous a donné suffisamment de chef d’œuvre pour essayer de comprendre et en tout cas d'effleurer son processus de création.



Cette mise en scène permet à la réalisatrice de jouer avec ça, avec ces trois personnalités (Takahata, Miyazaki, Suzuki) et comme un coup de théâtre s'offrir une des dernières scènes du film avec les trois réunis sur le toit du studio à tourner en rond comme trois lions dans une cage. Certes cette scène est parfaitement mise en scène avec musique et tout. Alors que nous sommes toujours sur le toit avec eux on entend en voix off Takahata dire plein de compliments sur Miyazaki. Takahata n'apparait finalement qu'un peu plus d'1 minute dans le documentaire ...





Takahata reprécise l'importance de Suzuki au sein du studio. On peut en effet se demander quelle direction aurait pris le studio sans lui. Surement plus modeste mais surement passionnant ...

The Kingdom of dreams and madness n'est pas un documentaire sur les studios Ghibli ou sur Takahata, il n'y a ici que les prémisses de ce qu'aurait pu, de ce que pourrait être ces deux documentaires. Non ce film est une ode à Hayao Miyazaki.

Le film porte pourtant finalement assez peu sur le travail du réalisateur. Il y a quelques scènes où on le voit travailler mais assez peu en détails. C'est à travers son caractère que la réalisatrice en fait une ode. Miyazaki doute, s'encourage, reprend espoir, doute, avance ... C'est un génie humain, comme beaucoup d'entre nous aimons les voir. Pas vraiment d'inspiration fulgurante, mais beaucoup de travail. Il est dans son monde et ne fait pas attention aux applaudissements de ses collaborateurs, mais il accorde visiblement beaucoup d'importance au travail avec son assistante. Il y a la parole des personnes travaillant sur le film expliquant la difficulté de travailler avec lui et à la fois c'est pour faire des chefs d’œuvres. On le voit dans la complexité de sa relation entre l'amour qu'il porte aux avions de guerre et sa nature profondément anti-guerre. Des images d'archives, une lettre reçue d'un homme qui lui parle de son père, il s'occupe de choses courantes et fait des déclarations politiques ... Le film aurait du s'appeler la Royaume du doute et de la fragilité.
D'ailleurs ce doute et cette contradiction quasi constants qui parsèment le film sont pour moi la base même du film Le Vent se lève. Se demander finalement qu'elle est l'utilité de sa création, pourquoi fait-on quelques chose qui est pourtant une passion, une nécessité de vivre ... d'où l'importance d'essayer de plus s'impliquer dans des actions de tous les jours comme aider tous les dimanches à nettoyer une rivière par exemple



"Ce que je veux dire, c'est comment savons nous que les films sont nécessaires (valent la peine)"

Si le film est intéressant c'est donc grâce à ça, il montre un Miyazaki terriblement humain. Normal me direz-vous ? Oui mais tant de documentaires essayent juste de sublimer le travail des créateurs qu'il est toujours intéressant de voir aussi la complexité de la création.

vendredi 25 juillet 2014

Women in animation

Comme me le dit Clémence dans les commentaires je n'ai peut-être pas suffisamment parlé de Women in animation que je n'ai cité qu'une fois dans mes articles. Étant plutôt proche des productions télés et longs les problématiques souvent soulevées par le collectif me semblait moins intéressantes. Mais en complément de l'article d'il y a deux jours il est évident que remettre le lien direct de Women in animation, dont on espère qu'une branche francophone devrait peut-être voir le jour, est important.

Le site Women in animation

jeudi 24 juillet 2014

A quel film récent vous fait penser cette image ?

Bon facile pour ceux qui ont été au dernier Festival d'Annecy le film en question était en compétition ... mais plus difficile est-ce que vous savez de quel film des années 60 est tirée cette image ? Image envoyée par Antoine Lopez merci à lui :)

Hellfest 2014, le compte rendu sur Cultoropoing

Si vous suivez Zewebanim ou Bulles de rêves vous savez peut-être que je suis fan de métal, oui la musique ... Et chaque année depuis 4 ans je me rends au Hellfest avec des amis de Culturopoing. Le Hellfest a 6 scènes qui permettent à plusieurs styles de se faire entendre. Il ne manque qu'un peu de fusion pour que ce soit parfait.

On a de la chance dans l'équipe nous avons plutôt des goûts différents donc on se partage les scènes, même si de temps à autre bien sur on s'aventurent sur d'autres scènes :)

En ressort un compte rendu fait par l'un d'entre nous Bruno P. Chacun écrit un compte rendu des concerts qu'il a vu et du festival en général et notre maitre monteur Bruno réunit les pièces tel le dr Frankensteïn pour que ça ressemble à un seul texte. tâche ô combien difficile, un grand merci à lui.

Les deux premières scènes (Mainstage) sont avant tout pour les têtes d'affiches, j'y vais assez peu, juste les premières minutes de tel ou tel gros groupe juste par curiosité. Compte rendu ici.

Les troisième et quatrième scène sont réservées à des styles Métal plus dur et rapide voir plus folk pour certains groupes. Là aussi j'y vais peu, même si certains groupes comme Eluveitie peuvent être très sympa à écouter. Compte rendu ici

Les deux dernières scènes sont, vous vous en doutez celles où je m'installe. Elles ont pour nom Valley et Warzone.

Bon je suis moins intéressé par les groupes passant dans la zone de guerre (bon déjà rien que le nom hein ...). mais souvent s'y produisent des groupes proche d'une certaine idée du punk, et même quelques groupes un peu fusion. Intéressant pas mal de ces groupes peuvent avoir un fond très politique ou assez barré comme les canadiens de Protest the hero. J'avoue que pour moi ces groupes sont d'ailleurs beaucoup plus intéressant à voir en concert qu'à écouter en album, l'énergie qu'il s'en dégage étant plus impressionnante.

La Valley est donc l'endroit où je découvre ou entend la musique qui me plait le plus. Des musiques lentes et lourdes, des morceaux de 10 minutes, des ambiances pesantes, des morceaux qui peuvent être instrumentaux (j'avoue ne pas forcément être fan du chant de beaucoup de groupe de métal ...). En allant au Hellfest j'ai appris que ces genres s'appelait Doom, Stoner ou Sludge ... bon peu importe les titres il me semble surtout que dès fois ils peuvent être dans la lignée d'autres musiques que j'aime que ce soit dans le rock ou la musique contemporaine. Rien d'exceptionnel par contre cette année. Les concerts les plus réjouissant pour moi ont été celui de Clutch, d'Electric Wizard et surtout de Caspian, véritable coup de cœur de cette édition, dont j'ai passé un morceau dans l’émission de juin de Bulles de rêves. Le Compte rendu de ces scènes ici

Disney Art Challenge: Vote du public annulé

Il y a quelques temps j'allais faire un petit article sur le vote du public pour le concours Disney Art Challenge. Ce concours propose aux étudiants des écoles du RECA de travailler autour d'un film qui va sortir des studios Disney. Cette année Planes 2 ... mouais ... Bon les prix sont plutôt bien dotés en argent donc pas mal d'étudiant(e)s participent et souvent avec de très belles créations. Deux jurys statuent sur les vainqueurs, un de professionnels et l'autre par un vote du public donc.

Le problème c'est que l'on pouvait voter chaque jour et même en supprimant les cookies on peut voter indéfiniment ... rendant le vote du public très abstrait, avec des nombres de votes très disparates évidemment ... Ce n'est certes pas la première fois qu'il y a ce genre de problème avec des votes du public sur le net. Mais avec en plus 2000 euros à la clé pour le prix cette brèche dans le vote qui favorise les tricheries est plus que problématique.

J'ai donc envoyé un mail disant que je trouvais cette situation très dommageable pour les étudiant(e)s qui ont participé au concours (bon je dois pas être le seul forcément :).

Et hier j'ai reçu une réponse disant qu'à cause d'anomalies dans le vote du public était annulé et remplacé par un autre vote de 250 personnes du Disney Social Club (constitué d’une communauté de blogueurs indépendants de tous horizons, parents, fans de cinéma, fans de Disney, Marvel ou Star Wars).
Bravo à eux d'avoir fait ce changement qui au moins ne se basera pas sur la capacité des candidats à faire voter et revoter et rerevoter leurs amis et leurs cercles sociaux.

Le résultat sera annoncé le 5 septembre

Des liens suite à l'article d'hier

Un article sur les exécutifs de Warner qui ne sont pas intéressés d'avoir des filles qui regardent leurs séries car elles n’achètent pas de jouets ..., un article d'un blog (Mirion Malle) sur le sujet et la parution d'une thèse aux éditions de l'Ina sur "Il était une fois... le genre, Le féminin dans les séries animées françaises" par Mélanie Lallet.

Merci à Pauline C. pour les deux premiers liens et Lucie M. pour le dernier

mardi 22 juillet 2014

Intermittente et mère

Un article de Joanna Lurie sur cette équation visiblement pas évidente à résoudre. Et comme elle le dit à la fin de l'article cela vaut visiblement pour tout arrête de travail quand vous êtes intermittent donc ça peut intéresser aussi les hommes ou les femmes qui n'ont pas envie de devenir maman .. A lire ici

lundi 21 juillet 2014

Vous écrivez en anglais sur le cinéma d'animation ?

le blog Animation studies lance un appel pour des articles courts sur le thème genre et Animation. Plus de détails ici

vendredi 18 juillet 2014

Vous ne pouvez pas aller au Centre Culturel Contemporain de Barcelone

pour l'expo autour des cinémas de Starewitch, Svankmajer et les frères Quay ... Et bien le musée vient de mettre en ligne un reportage de 17 minutes qui permet de voir beaucoup des merveilles exposées.

EXPOSICIÓ // Reportatge // Metamorfosis. Visions fantàstiques de Starewitch, Švankmajer i els germans Quay from CCCB on Vimeo.

jeudi 17 juillet 2014

Yamamura signe l'affiche de la prochaine Fête de l'animation

Défidéfous, les participations

sont en ligne ici. De très jolis films et avec notamment un nouveau film de 3 minutes de Cédric Villain l'Ivresse de l'ignorance (à voir ici)et une très jolie expérimentation de Florentine Grelier

Ivres (Défidéfous vin - 2014) from Florentine GRELIER on Vimeo.

mardi 15 juillet 2014

Agenda de juillet de l'AFCA

en ligne ici

vendredi 11 juillet 2014

Toujours les problèmes des créateurs derrière les personnages en motion capture

et un nouvel article de Cartoon Brew, à propos d'une interview d'Andy Serkis et le prochain Planète des singes qui parle un peu différemment du travail des animateurs, et de Joe Letteri, superviseur des effets spéciaux chez Weta digital.

Franck Dion en intervieweur ? La Caravanim l'a fait ...

Bon je n'ai pas encore vu sa prestation en entier mais la Caravanim a en effet demandé à Franck Dion lors du dernier Festival d'Annecy de se placer de l'autre coté du micro afin d'interviewer l'équipe de la série Dimitri ... Une occasion d'en savoir plus sur la série (enfin si il a bien fait son boulot ;)

Interview de l'équipe "Dimitri" Annecy 2014 from Anime en Bretagne on Vimeo.