Il y a quelques mois sur un site qui diffuse des films libres de droits Archive.org ( mais j’ai découvert depuis qu’il était dispo sur de nombreux sites) alors que je regardais ce qu’il y avait comme films d’anim, je m’aperçois que dans un coin de l’écran passent des images dans un encadré « Spotlight Item » des images qu’il me semble reconnaître … Et en effet je me rends compte qu’il s’agit du Roi et l’oiseau. Mais sur la fiche technique il est noté que le film fait un peu plus d’une heure … surpris je télécharge le fichier ici ou ici .
Et deuxième surprise ce n’est pas le film le Roi et l’oiseau que l’on connaît. Le film qui est bien sur en anglais comporte visiblement au moins une petite chanson en plus au début, des scènes sont plus courtes (la scène de l’ascenseur …) , d’autres avec peut-être des plans en plus … La question est donc s’agit-il de la version initiale du Roi et l’Oiseau celle appelée La Bergère et le ramoneur, le film qui a tant inspiré Isao Takahata et Hayao Miyazaki, et qui est invisible depuis le rachat du négatif par Paul Grimault, la durée du film un peu plus d’une heure me fait penser que oui puisqu’il s’agit de la durée initiale du film lors de sa sortie en 1952 (et notamment lors de son passage au Festival de Venise). La présence au générique de Peter Ustinov rajoute au fait que cette version est surement celle de 1952 puisque le film apparaît bien dans la filmographie de Peter Ustinov à cette date et n’apparaît pas dans les années 80 …
Générique où n’apparaissent pas les noms de Prévert et de Grimault …
L'Affiche originale
Depuis j’ai acheté le film en DVD sur Amazon où il se vend pour très très peu cher par plusieurs compagnies (la personne qui me l’a vendu m’en a même envoyé 2 car les jaquettes (horribles) n’étant pas les mêmes il se demandait s’il n’y avait pas une différence entre les deux versions). Cela veut donc dire qu’aux Etats-Unis le film est considéré comme Domaine Public (d’où sa présence sur le site Internet Archive.org et en DVD sous plusieurs labels). Le film dans sa version de 1980 n’étant pas édité aux Etats-Unis.
Alors avant de vous fournir une info comme celle-là je devrais me renseigner, demander l’avis de vrais historiens et de gens qui ont connu Paul Grimault comme Jean-Pierre Pagliano, ou des gens qui ont travaillé sur le film comme Lionel Charpy ou des journalistes historiens du cinéma d’animation comme Michel Roudevitch ou Serge Kornmann, ou envoyer un exemplaire à Ilan N’Guyen, grand spécialiste du cinéma d’animation japonais afin qu’il le transmette à Monsieur Takahata … Afin qu’ils puissent dire si c’est bien la version de 1952 et ensuite s’il y a des différences entre la version anglaise et la version française de la version de l'époque (par exemple est-ce que la chanson du début est dans les deux versions ?).
Avant de poster j’aurais du aussi faire un comparatif entre les deux versions … mais comme je vous l’ai dit je ne suis pas vraiment un historien plus un passionné, un activiste de l’animation et ça fait 6 mois que j’ai les DVD, et les liens depuis presqu’un an … donc aujourd’hui je vous fournis juste ces quelques éléments en espérant que quelqu’un puisse nous en dire un peu plus. Afin de savoir si cette version : « The curious adventures of Mr Wonderbird » n’est qu’une version remontée ou bien le film La Bergère et le ramoneur, celui sorti contre l’avis de Prévert et Grimault.
Car si c’est bien La bergère et le ramoneur pourquoi n’en avons jamais nous entendu parler ? Parce que la qualité est assez médiocre ? Vous imaginez si quelqu’un avait retrouvé la première version d’un film de Chaplin ou de Welles, même non voulue par les auteurs et même dans une mauvaise copie, mais dont la vision aurait influencé des générations futures de réalisateurs, il serait alors sorti en DVD, montré dans les cinémathèques et on étudierait les différences dans des livres …
Ou bien si des gens sont au courant, comme la version de La bergère et le ramoneur a été désavoué par ses auteurs personne ne veut en parler … mais à l’heure d’Internet cela parait bizarre …
Troisième solution et à mon avis celle qui est la plus proche de la vérité. Le cinéma d’animation et surtout son histoire n’intéresse que peu de gens et il y a peu d’historiens qui a juste titre passent plus de temps à créer cette histoire plutôt que d’essayer de (re)construire cette histoire du cinéma d’animation.
Alors certes la qualité des DVD ou du fichier dispo sur Internet est très moyenne mais s’il s’agit bien de La Bergère et le ramoneur c’est une œuvre majeure qui est à mettre dans les bibliothèques des passionnés de cinéma d’animation, tout en gardant en mémoire qu’elle a été désavouée par ses deux principaux auteurs, mais une œuvre majeure tout de même car elle a notamment inspiré deux des plus grand auteurs du cinéma d’animation Isao Takahata et Hayao Miyazaki.
Des captures du générique où il n’est mentionné ni réalisateur, ni scénaristes …
Des captures de la version DVD américaine The Curious adventures of Mr.Wonderbird et de la version 80 du DVD Studio Canal.
La chanson (très courte) en anglais que l’on entend au début du film lorsque le petit oiseau effrayé ne veut pas sortir de sa cage.
Trouvé sur Animation.blog.nl je ne suis pas complètement fan de celui là mais il est quand même impressionnant techniquement et puis c'est un clin d'œil à Laurene (vivement un vrai film sur les Sumos!)
Et puis dans un style et un genre complètement différent un film que j'avais découvert lors des programmes Désirs et sexualité (enfin quelque chose comme ça à Annecy il y a 2 ans je crois). Un court japonais sur la naissance du désir, très contemplatif et répétant des images comme pour mieux décrire ce moment intense et pourtant bref de la naissance du désir entre deux personnes:
Naked Youth de Kojiro Shishido
J'ai trouvé l'extrait de "The astronomer's dream" de Malcolm Sutherland sur Fantastic animation plutôt sympa alors par curiosité j'ai été faire un tour sur son site et je me suis rendu compte que j'avais déjà vu un film de lui, je ne sais plus où, The Tourists que j'avais trouvé très intéressant ... Il y a pas mal d'autres vidéos sur son site assez différentes les unes des autres j'avoue que j'aime beaucoup Birdcalls:
Je viens de découvrir que les films de l'école Pivaut sont sur le site de l'école. J'avoue qu'ils passent mal chez moi mais je vous donne l'info quand même, en espérant que ça marche mieux c'est vous, car c'est une école dont j'avais beaucoup aimé certains films l'année dernière à Annecy.
"Breaking Precedent" est un étonnant clip en animation réalisé par Simon Gesrel et produit par Chalet Pointu pour le groupe Birdpen. Le réalisateur à « sculpter des corbeaux avec du Cinéfoil, ces feuilles d'aluminium recuit noir, qu'utilise les chefs opérateur pour sculpter la lumière » merci à Fred le producteur pour les précisions
Les espoirs de l’animation est un concours monté par la chaine Canal J avec différentes écoles. Chaque année les étudiants de ces écoles planchent pendant un mois sur un thème proposé par la chaine et des films d’une durée de 45’’ à 1’00 pour un public d’enfants de 4 à 14 ans sont réalisés par un ou plusieurs étudiants. L’idée est plutôt bonne puisqu’elle les prépare au pire et au meilleur de ce qui sera pour beaucoup d’entre eux leur travail après leurs études. A savoir travailler avec un format prédéterminé, avec les exigences d’une chaîne télé, dans un temps très court, pour un public précis …
Les films sont ensuite montrés sur Canal J et les enfants votent pour leur film préféré. Et cela a donné de très jolis films ces dernières années.
Mais dans nos sociétés les bonnes idées sont toujours rapidement rattrapées par l’argent. Donc la fondation Lagardère a décidé de rajouter une prime pour le meilleur film mais attention une prime qui n’est pas donné avec le prix du public mais avec le prix d’un jury de professionnels (Une personne de Canal J, de Lagardère, du SPFA, du CNC et de la SACD). Comme vous l’aurez peut-être compris je ne suis pas fan de cette prime. Avant les étudiants faisaient aussi un peu ça par plaisir, pour leurs films de fins d’études ils travaillent le plus souvent sur un format de courts métrages c’était donc une excellente d’occasion de tenter autre chose mais avec aucune pression que le plaisir de réussir à plaire à un public précis. Dommage.
Malgré ça et si on ne peut pas dire que cette année le sujet « Dans la lune : pour le meilleur ou pour le pire » ait vraiment inspiré les étudiants. Ils en sont restés, le plus souvent, ou à des films se passant sur la lune (ou avec des extra-terrestres) ou bien des illustrations de l’expression « Etre dans la lune », il y a quand de nombreux jolis films à voir cette année.
Petit palmarès perso :
Rétropissette de B.Chaix pour L’EMCA. Le film développe une idée assez drôle pendant la durée et c’est très réussi … L’idée ? … bon allez si vous voulez la surprise ne lisez pas ce qui suit … Imaginez vous jouez à la pétanque sur la lune. Simple certes mais vous le verrez très efficace !
Aux confins de chez moi d’E.Tarascou pour La Poudrière. Surement l’un des films les mieux ciblés pour les enfants. Un enfant en orbite autour de la table où sa famille mange.
Ce sont deux des plus réussis après il y en a pas mal qui sont intéressants par leurs graphismes ou leurs univers mais dans lesquels il y a un petit problème de rythme (bon là je suis vraiment un peu difficile car il faut rappeler que les étudiants n’ont qu’un mois pour écrire, animer, réaliser … le film). Dans cette catégorie:
Tête de lune de L.Cailliez, J.Guinot, T.Guignard et P.Zensius pour l’ESAAT. Très belle mise en image d'être dans la lune.
Couleurs de lune d’O.Macchia,M.Duchez,C.Catelot et S.Dumonceau pour l’ESAAT. L'idée est jolie et de très jolies images.
Ombres chinoises de L.Morandi, J.Boutelet, G.Megherbi, R.Busson pour Supinfocom Arles. J'aime bien l'idée: deux personnes à deux endroits de la Terre font des ombres chinoises sur la lune qui interragissent entre elles.
Pour la technique je trouve joli Mr Lalune de R.Nardoux, C.Murrell, A.Faucoulanche pour l’EMCA
Pourquoi les loups chantent à la lune de L.Konstantinidi pour La Poudrière (peut-être un petit problème de fluidité de la narration par contre)
En attendant Citronnelle de G.Bourrachot pour La Poudrière (même si je suis pas fan de la fin du film…)
Et j’aime bien aussi le délire d’Extra Georges de L.Mendoche pour l’EMCA, l’univers ultra référentiel (entre Miyazaki et le Géant de fer) certes mais qui m’a touché de Lune et l'autre de R.Delaunay,R.Blanchet,R.Hurlin et M.Vermelen pour Supinfocom Arles.
Et puis c’est mon ptit coté romantique mais je trouve très mignon: Poésie de J.C.Doublet pour l’EMCA
Et si je devais en fait ne voter pour un seul film mon favori ce serait: La tête ailleurs de P.Cabon pour La Poudrière. Un film sur un couple dont la femme voit un jour la tête de son mari disparaître alors qu’il fait la vaisselle … Une belle parabole sur l’ennui dans le couple … pas tellement pour les enfants me direz-vous … certes mais en fait c’est ce que moi j’y ai vu (et malgré ce qu’on pourrait croire je ne suis plus un enfant … quoique dès fois … ) … et le film est suffisamment drôle et l’idée surréaliste pour être apprécié à tous les âges.
Voilà un petit tour de mes préférés. En revoyant les films ce soir je me rends compte que j’aurais pu en inclure encore quelques autres (et notamment d’autres écoles qui participent à l’opération … mais c’est ça faire un palmarès …). En tout cas bravo à tous les étudiants pour leur travail !
Alors je suis sur que certains d’entre vous ce sont dit à la lecture des films que je préférais … tiens il met des films de l’ESAAT mouais c’est normal il y travaille … c’est un peu du copinage … vous êtes mauvaise langue c’est incroyable … et ben pas du tout car en fait n’y connaissant vraiment grand-chose aux prods pour la télé et pas grand-chose non plus aux enfants … je préfère ne pas donner mon avis … même si pense qu’un plan fixe d’une minute sur la lune ça pourrait être très bien pour les enfants … donc j’ai découvert les films sans rien savoir dessus … j’aurais même pu en rajouter un ou deux dans la liste …
Vous l’aurez compris malgré certaines de mes réticences ça vaut vraiment la peine de regarder les films des Espoirs de l’animation.
Les films seront diffusés du 11 au 29 mai sur Canal J et Canalj.fr.
Toutes les images proviennent de captures d'écran faites à partir du DVD les Espoirs de l'Animation. Je ne sais pas si le Copyright est celui de Canal J, des écoles ou des deux. Si vous ne souhaitez pas voir vos images dans cet article dites le moi.
Trouvé sur Fousdanim ... ben ouais j'étais même pas au courant merci Anne :( ... une très jolie série "2 grammes de grammaire" proposée par Anne Viel.
C'est rapide, instructif comme il faut ... bon après la série pour les enfants il faudra aussi penser à une série pour les adultes ... ça me servirait bien pour Zewebanim ...
Des vidéos de chacun des membres de la sélection pour le festival d'Annecy sont visibles sur le site du festival. Je ne peux m'empêcher de publier ci-dessous celle de notre bien aimé webmaster-enseignant-réalisateur Monsieur Cédric Villain alias Cé pour les intimes:
Bon finalement Nina Paley a craqué ... une petite "erreur" (oui dès fois je suis politiquement correct) à propos des droits d'auteurs sur les chansons qu'elle utilise dans son film on fait que du coup elle a eu des difficultés à trouver un accord pour pouvoir vendre son film (un article sur ce sujet (en anglais)) ... elle a donc décidé de le mettre à disposition sur le net ... Vous pouvez trouver sur son site les sites sur lesquels vous pouvez voir ou télécharger le film. Mais c'est bien évidemment sans sous titres ... et c'est là qu'arrive Tsuka ... il a proposé à la réalisatrice de mettre son film en ligne sur son site avec des sous titres français. Excellente initiative Mr Tsuka, mille fois bravo!
Vous allez donc pouvoir découvrir l'un des meilleurs long métrage de l'année dernière. Attention vous avez peut-être entendu ou lu beaucoup de choses sur le film. Il est loin d'être parfait hein. Pour moi à des moments il traine un peu dans sa narration sans que cela soit vraiment important pour le film, il y a, je trouve, beaucoup trop de chansons, vers la fin on commence un peu à s'en lasser. Mais à part ça le film développe une véritable et belle énergie, un plaisir de créer qui se sent tout au long du film.
Et puis je trouve ça toujours réjouissant quand un(e) artiste utilisent l’Art pour tenter se guérir un peu de leurs problèmes. Dans certains cela peut nous aider à nous faire avancer un peu ...
un extrait du film pour j'espère vous donner l'envie de regarder le film en entier
Ci-dessous un texte que j'avais fait pour le festival Cinéma Public:
"La Rupture amoureuse … Il y a des thèmes pour lesquels le spectateur qui a vu, lu, écouté un certains nombres de films, livres, disques, peintures se dit qu’il ne pourra plus être surpris. Et si on devait faire un livre listant tous les films ayant été faits sur la rupture amoureuse … il pèserait certainement un certains poids !
Alors comment un film sur ce thème réussit-il à surprendre le spectateur ? Au-delà de la propre perception, bien évidemment subjective, du spectateur un film réussit à nous surprendre sur le thème de la rupture amoureuse lorsque son sujet est original, comme par exemple « Eternal Sunshine of the spotless mind » de Michel Gondry dans lequel les protagonistes se font effacer de leurs mémoires les souvenirs d’un amour terminé ou bien lorsque sa réalisation est en parfaite adéquation avec le thème comme dans « Adjustment », par exemple, un court métrage d’animation de Ian Mackinnon, qui met en parallèle la persistance rétinienne, qui permet à l’œil de faire le lien entre deux images légèrement différentes, l’un des principe de base du cinéma image par image (cinéma d’animation), et les souvenirs souvent éparses que l’on peut avoir d’une relation amoureuse terminée.
Pour Sita sings the blues la réalisatrice, Nina Paley, ne va pas se contenter de l’un ou de l’autre mais va au contraire tenter de jouer sur les deux tableaux de par l’originalité du scénario (parler avant tout d’une légende indienne mais en faisant écho à ce qu’elle vit) et aussi au niveau de la réalisation grâce à la mise en place d’une palette graphique et sonore particulière pour les différentes parties. De plus l’animation permet de mettre en scène de manière simple certes mais efficace des sentiments par exemple au moment du mail de séparation qu’envoie Dave à Nina on entend d’abord le cœur de Nina battre et puis il apparaît très stylisé et finit par se briser.
Mélange est surement le terme qui convient le mieux pour décrire le film.
Dès le début le ton est donné. Puisque pendant le générique ce qui semble être une déesse indienne danse sur une musique électronique. Ce mélange d’univers va être la base même du récit du film. En effet la réalisatrice nous raconte l’histoire d’une histoire indienne célèbre le Ramayana (racontée ici par trois indiens en voix off) dans lequel une femme Sita est enlevée par le Roi Ravana. Son mari Rama part la délivrer, mais une fois rentré il la rejette n’ayant plus confiance en elle. Nina Paley met habilement en parallèle, mais jamais vraiment directement, cette histoire et son histoire à elle, celle de sa rupture avec son compagnon parti travailler en Inde. Mais pour accentuer cette idée d’universalité et d’intemporalité de la rupture amoureuse elle rajoute une troisième dimension temporelle les années 1920-1930. En effet à de nombreux moments du film Sita se met à chanter grâce à la voix de la chanteuse jazzy Annette Hanshaw, clin d’œil à la Comédie musical mais aussi au film Bollywood dans lesquels les chansons ont une place primordiale, ces dernières exprimant souvent les sentiments des personnages.
Au niveau graphique maintenant. Il n’est jamais facile dans un film de changer de ton, de genres etc…
Imaginez dans un film de prises de vues réelles deux actrices jouant le même rôle, au même âge, et que la « substitution » de l’une pour l’autre est lieue pendant tout le film et en plein milieu des scènes. Et bien au niveau graphisme dans un long métrage animé c’est un peu le même problème.
On se souvient du chef d’œuvre d’Isao Takahata Pompoko (1994) dans lequel des ratons laveurs font face à l’envahissement de leur territoire par les Hommes. Afin de distinguer les différents univers Isao Takahata décide de donner un graphisme différent aux ratons laveurs selon que ceux-ci sont sur leur propre territoire, proches des humains, ou en train de se battre ou de se transformer ils seront représenté de manière réalistes ou de manières stylisées.
Ici aussi Nina Paley va utiliser la diversité des graphismes afin de mieux différencier les univers. Ainsi les personnages seront dessinés, presque sous forme de croquis aux contours incertains lorsqu’il sera question de la représenter ainsi que son compagnon, en n’oubliant pas pourtant de les insérer dans la réalité grâce à l’utilisation de photos de villes (San Francisco, New York) pour certains décors. Pour raconter la légende du Ramayana la réalisatrice va utiliser les représentations traditionnelles indiennes des personnages. Et lorsque Sita se met à chanter du jazz avec la voix d’Annette Hanshaw l’univers se transforme en une vision plus cartoon.
A noter que les trois indiens qui racontent d’après leurs souvenirs l’histoire du Ramayana sont représentés à l’écran par des marionnettes traditionnelles du théâtre d’ombres, l’une des manières ancestrales de raconter cette histoire en Inde.
Cette multiplicité des graphismes, ce mélange des histoires permet ainsi à la réalisatrice de mieux nous transmettre l’idée d’universalité de son propos et de pouvoir toucher le plus de monde possible."
Vu sur Animenewsnetwork une série animée de Lilo et Stitch va être réalisé spécialement pour la télé japonaise par le studio Madhouse. J"avoue qu'aimant beaucoup Lilo et Stitch c'est plutôt une série que j'aimerais voir ...